Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte
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Réseau pour la solidarité et contre la répression

La solidarité avec les prisonnier.e.s politiques réunie à Tlanixco

dimanche 8 novembre 2015

Le 24 octobre 2015 dernier avait lieu, dans la communauté de San Pedro Tlanixco (État de Mexico) la “Rencontre nationale pour nos prisonnier.e.s politiques”, convoquée par le Réseau pour la Solidarité et contre la Répression (RvsR). Note d’information à ce sujet de RvsR.

Au milieu des brumes émanant des contreforts du volcan connu sous le nom de “Nevado de Toluca”, les membres du mouvement pour la liberté des défenseurs de l’eau et de la vie de Tlanixco nous ont reçu à l’entrée du village, avant de nous rendre en manifestation jusqu’au siège des rencontres.

C’est par le biais d’une cérémonie traditionnelle, entre offrandes, copal et fleurs de cempasúchil, qu’a débuté la rencontre. La participation de 56 organisations et collectifs a été relevée et de cettemanière, organisations, collectifs et individus de différents parties du pays vinrent et y exposèrent leurs positions et leurs témoignages au sujet de la prison politique, en prêtant leur attention et leur participation aux différents travaux. Des salutations furent également reçues depuis l’État espagnol, Colima, San Luis Potosi et Puebla.

Fut alors exposée la situation de Dominga González Martínez, Lorenzo Sánchez Berriozábal, Marco Antonio Pérez González, Pedro Sánchez Berriozábal, Rómulo Arias Míreles et Teófilo Pérez González, prisonniers de Tlanixco ; celle de Cemeí Verdía, prisonnier d’Ostula, communauté pour laquelle le Congrès National Indigène a alors appelé à continuer à porter attention et à maintenir vivace la solidarité ; tout comme la situation de Fernando Bárcenas ; de Luis Fernando Sotelo ; d’Abraham Cortés, de Julio César Núñez Delgadillo et de José Santiago López, emprisonnés dans différentes prisons du pseudo-gouvernement démocratique de la ville de México ; des informations furent transmises au sujet de Santiago Moreno Pérez, Emilio Jiménez Gómez et Esteban Gómez Jiménez, prisonniers de San Sebastián Bachajón, Chiapas ; et, depuis le Chiapas, l’information fut également transmise au sujet de la situation d’Alejandro Díaz Sántiz, de Roberto Paciencia Cruz, de Lucio Hernández Patishtan et de Juan de la Cruz Ruíz ; au sujet de Oaxaca, fut évoqué le cas de Miguel Ángel Peralta, prisonnier de l’Asamblée Communitaire d’Eloxochitlán de Flores Magón, ainsi que le cas du compañero Álvaro Sebastián Ramírez, prisonnier Loxicha.

Nos compañeros et compañeras, otages du pouvoir et de l’État, ont dû résister au quotidien à la corruption, l’abus de pouvoir, les limitations de visite, et les transferts de prison, loin de leurs familles et de leurs compas. Mais cependant, non pas malgré, mais en faisant face à ces méthodes, nos compas ne perdent pas le moral, ni ne se taisent ou ne flanchent. Preuve en sont les participations aux rencontres de Luis Fernando Sotelo, d’un des prisonniers de Tlanixco, Álvaro Sebastián Ramírez, de Fernando Bárcenas [et de Miguel Angel Peralta, rajout du traducteur] ; les deux premiers au travers d’appels téléphoniques, et les deux derniers par participation épistolaire.

Les assistants aux rencontres y ont réaffirmé leur engagement pour la liberté et contre la prison politique. De leur côté, les médias libres se sont engagés à travailler à la diffusion des informations au sujet des rencontres et de nos prisonnièr.e.s. Différentes sont également les manières par lesquelles la solidarité prend forme, et c’est avec ce príncipe que la Coordinadora del Valle de Chalko ainsi que des jeunes de la communauté ont réalisé un ensemble de graffitis sur trois murs du village de Tlanixco, exprimant ainsi leur solidarité et exigeant la liberté de nos prisonniers et prisonnières. Convaincu.e.s que dans ce futur auquel nous rêvons tiennent de nombreux mondes et qu’aucun effort n’est minuscule, les enfants de la communauté ont elles et eux aussi apporté leur créativité et leur imagination, au travers de la réalisation d’un journal mural en compagnie d’étudiants de la UNAM, désignant chacun des prisonnier.e.s, et leur adressant des messages de solidarité.

La clôture des rencontres s’est faite avec l’hymne zapatiste, manière de revendiquer notre adhésion à la Sixième déclaration de la Selva Lacandona de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale.

Nous ne pouvons pas dire que les rencontres se sont terminées à ce stade, car restent en suspens divers tâches, devoirs et accords pris durant les rencontres, auxquels il faudra donner suite et qui seront prochainement rendus publiques. Nous sommes pour le moment en attente des comptes-rendus afin que ces tâches puissent être menées à bon port, qui n’est autre que l’obtention de la liberté de nos compañeras et compañeros. Car nous continuons à ne pas être tous présent.e.s, nous manque nos emprisonné.e.s.

Prisonnier.e.s politiques, Liberté !

Equipe de communication du Réseau pour la Solidarité et contre la Répression

Source originale : http://redcontralarepresion.org/art...

Traduction et tofs 7NubS

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