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Il y a 93 ans, Florès Magón mourrait en prison. Aujourd’hui c’est toujours la même chose.

lundi 7 décembre 2015

Communiqué des proches de Miguel Angel Betanzos, compañero emprisonné à Oaxaca et des proches de l’assemblée communautaire d’Eloxochitlan, petit village de la sierra mazateca où est né l’anarchiste mexicain Ricardo Florès Magón, à l’occasion de l’anniversaire de sa mort dans la prison de Leavenworth, aux Etats-Unis.

IL Y A 93 ANS, RICARDO FLORES MAGON MOURRAIT EN PRISON. AUJOURD’HUI, C’EST TOUJOURS LA MÊME CHOSE.

“Non, la pratique de la démocratie ne provoque pas l’émeute,

Réclamer ses droits ne provoque pas de troubles

C’est la tyrannie qui provoque l’émeute,

Et l’opression qui provoque des troubles” (Ricardo Florès Magón, 1900).

Aux personnes, collectifs et communautés qui luttent au Mexique et dans le monde

Aux libertaires de partout, qui n’oublient pas la mémoire de Ricardo Florès Magón, son exemple, ses paroles et la répression qu’il a subit, lui comme tant d’autrEs.

A l’Armée Zapatiste de Libération Nationale, au Congrès National Indigène et à la Sexta, au Mexique et dans le monde

A tous les prisonnier.e.s du Mexique et du monde

Ce 21 novembre, jour de commémoration de la mort de l’anarchiste mexicain Ricardo Flores Magón au sein de la prison de Leavenworth (États-Unis), amis, proches et personnes solidaires avec Miguel Ángel Peralta Betanzos, compañero incarcéré originaire de la communauté mazateca d’Eloxochitlan, Oaxaca (communauté oú est né Ricardo Flores Magón il y a 142 ans) souhaitons faire connaitre notre parole au sujet des changements chaque fois plus asfixiants et inhumains que les gouvernements mettent en place depuis peu au sein du système carcéral mexicain.

Tandis que les autorités mexicaines cherchent à récupérer la mémoire de Ricardo Flores Magón en lui rendant chaque année de faux hommages, nous voulons mettre en lumière le fait que, tout comme il y a cent ans de cela avec Ricardo, les gouvernements continuent d’utiliser la prison afin de noyer la révolte et la résistance et de tuer nos proches en silence en les enfermant durant des années et des décennies, et en fermant toutes les fenêtres d’oú parler et d’où dénoncer les crimes et les injustices que nous vivons.

Nous souhaitons du coup que vous sachiez qu’en raison du projet de sécurité nationale, et avec comme prétexte l’évasion aidée par le gouvernement du capo narco “el Chapo Guzmán”, la réglementation au sein des différentes prisons du Mexique modifie désormais les conditions déjà deplorables dans lesquelles se trouvent la majorité des personnes privées de leur liberté, à travers la modification de leurs droits aux visites. Bien que les autorités pénitenciaires jusitifient les changements en cours avec un discours basé sur le respect des “droits humains”, à l’intérieur les choses sont ressenties de manière très distinctes à ce qu’ils cherchent à faire voir, c’est-à—dire qu’ils génèrent de l’inconformité, tout comme de nouvelles formes d’organisation afin de tenir tête à ces changements.

En août 2015, durant la reunion annuelle de la Conférence nationale des gouverneurs (CONAGO), le gouvernement mexicain a décidé de lancer un “Programme de renforcement du système pénitenciaire” que devrait soit-disant entrer en fonctionnement de manière totale avant que cette année ne se termine. Rien n’explique aux prisonnier.e.s quels sont les règlements qui se trouvent modifiés, l’ordre est simplement donné à travers du directeur de prison avec l’accompagnement du personnel de la Direction Générale de Réadaptation Sociale. La seule information qui leur a été donnée est qu’ils doivent passer par un processus de certification et que désormais tous les pénitenciers seront pareils dans tout le Mexique. Ce que l’on sait vient plus de ce qui est commenté dans les couloirs de prison que ce dont ils nous informent réellement, sans même parler de présenter un quelconque document ou bien du propre règlement sous lequel les prisons seront désormais régies à partir de maintenant.

Le “programme de renforcement…” se base en pratique sur cinq points ayant pour objectif de générer des protocoles visant à homologuer le fonctionnement et les infrastructures des penitenciers déjà existants et de ceux qu’ils sont en train de construiré : Registre National d’Information Pénitentiaire, Protocoles de Fonctionnement, Méthodes et procédures homologuées, Développement professionelle pénitenciaire, modèle de certification, programme intégral pour la résinsertion sociale. Les axes de direction de ce programme, tout comme de nombreux autres des dernières années, sont “sécurité et protection”, “attention digne”, “programmes et activités récréatives”, “justice et droits humains” et “administration et gestion”. Aucune réglementation officielle n’a été présentée avec laquelle les prisonnier.e.s pourraient se guider et savoir réellement ce qui est stipulé et ce qui ne relève que des “ordres du directeur de prison”.

Ainsi, durant les derniers mois, différentes choses ont changé qui, selon les dires des propres prisonnier.e.s, “on ne croit pas que ce soit pensé pour notre mieux-vivre”, jugez-en par vous-mêmes : dans le cas par exemple du pénitencier de Cuicatlán, Oaxaca, les horaires de visite ont été modifiés (ce será désormais moins de temps) ce qui, suivant les dires d’une vigile ou d’une matonne, consiste à ce que la visite soit chaque fois plus écourtée à l’intérieur de la prison ; la visite conjugale est maintenant limitée à deux heures ; il est désormais impossible de recevoir la visite d’autres personnes que la famille directe (papa, maman et frères et soeurs) ; les aliments qui peuvent être introduits à l’intérieur sont chaque fois plus limités et comme c’est la coutume, la nourriture fournie à l’intérieur est de mauvaise qualité ; la privacité, il n’ya même pas à en parler, maintenant ils ont même enlevé le rideau qui séparait les “toilettes” à l’intérieur de la cellule ; tout le monde devra porter l’uniforme ; les cabines téléphoniques ont été supprimées, ils n’en ont laissé qu’une seule pour plus de 200 prisonniers ; ils ne permettent pas l’introduction des livres ; ils ne permetttent pas que soit pratiqué des exercices telles que les tractions, les barres ou les jeux de table ; aucun argent ne peut leur être passé, et à la visite on ne peut pas même avoir un seul peso sur soi ; on ne peut porter ni ceinture, no montre, ni boucles d’oreille, ni bracelet ; les espaces de travail sont chaque fois plus réduits ; il n’y a pas d’endroit oú recevoir les visites ; et bon, toute une liste de changement du même genre qui, selon les représentants du système pénitentiaire, reflètent un traitement digne pour celles et ceux privé.e.s de leur liberté. Évidemment que ces changement affectent directement la visite : à ce qu’on en dit, l’intention consiste à ce que la famille qui visite se fatigue, désespère et cesse de venir voir son ou sa prisonnier.e. Toute personne qui tente de réclamer, questionner ou trasgresser les nouvelles normes est menacée d’être sanctionnée et/ou transférée à un autre centre de réclusion. Ce qui se dit, c’est que l’intention est de mettre en place le système pénitencier en rigueur dans d’autres pays oú la pricatisation est la norme et oú les prisonnier.e.s sont maintenus isolés entre eux la majorité du temps.

C’est en raison de la situation actuelle vécue à l’intérieur des pénitenciers et de leur propre histoire que nous insistons sur l’importance de la lutte anti-carcérale, vu que cette institution est un pilier servant à soutenir le système dominant à travers la dégradation des personnes et leur insertion dans un dispositif de contrôle et de vigilance qui cherche à s’approprier du corps même de qui se retrouve à l’intérieur et vit l’enfermement, ainsi que de celui des proches qui les accompagne dans leur enfermement. Mais cela ne se limite pas là, car maintenant ils cherchent à isoler encore plus chque individualité vivant en prsion et à rompre coûte que coûte tout contact ( à l’intérieur comme à l’extérieur), tout minime qu’il soit, avec une autre individualité confronté à la même situation et qui, pour cette raison, puisse avoir la capacité de générer de la communauté, de se comprendre, de partager et de transgresser en collectivité.

En ce 21 novembre, nouEs, nous pensons que nous remémorer la mort de Ricardo Flores Magon, c’est aussi se remémorer comment il est mort : de manière infame et entouré de murs paralisant sa lutte et étouffant son cri contre l’injustice, sans que presque personne ne puisse l’écouter et se rendre compte des mauvais traitements et des injustices vécues à l’intérieur.

Pour nouEs, commémorer la mort de Ricardo Flores Magon c’est aussi se rappeler et lutter contre cette situation qui n’est pas changé du tout. Aujourd’hui, les prisonnierEs d’Eloxochitlan de Flores Magón et de toutes les prisons du Mexique et du monde continuent à vivre la même chose !

Liberté pour les 12 prisonnierEs de l’Assemblée communautaire d’Eloxochitlán de Flores Magón !

¡Liberté pour Roque Coca, Luis Fernando Sotelo, Fernando Bàrcenas, Cemei Verdía de Ostula, pour les prisonnierEs de Tlanixco, pour Alvaro Sebastián, Alejandro Díaz Sántiz, pour les prisonniers de Bachajón, Nestora Salgado, Leonard Peltier et Mumia Abu Jamal !

¡PrisonnierEs dehors ! Solidarité !

Familles, ami.e.s et compañerxs de Miguel Angel Peralta, enfermé à Cuicatlán, Oaxaca

Familles, ami.e.s et compañerxs des 12 prisonnier.e.s de l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlàn de Flores Magón

avec le soutien de :

Mouvement pour la liberté des défenseur.e.s de l’eau et de la vie de San Pedro Tlanixco

Ami.e.s de Mumia au Mexique

Croix Noire Anarchiste - Mexique

Mut Vitz13 et collectif Marseille Ayotzinapa - Marseille

Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte - Paris

La P.I.R.A.T.A. (Plataforme Internationaliste pour la Résistance et l’Autogestion Tissant l’Autonomie) formée par les collectifs : Nodo Solidario (Italie et Mexique), Collectif Zapatiste Marisol (Lugano, Suisse) et des adhérent.e.s individuelles

((A))zamblea del Pueblo - Costa Rica/Amérique centrale

María de la Caridad "Josefa" Domínguez Villalobos, Natalia Loria Gutierrez Esperanza Tasies Castro, Adam Umaña Álvarez, Cristhofer Rojas Rodríguez, María del Rocío Chamorro, Tasies Fernando, Ramón Chamorro González, Luis Diego Chinchilla Calderón, César Augusto Gómez Calderón , Gabriel Bermúdez Arce

texte en espagnol :

HACE 93 AÑOS, RICARDO FLORES MAGON MURIÓ EN UNA CARCEL. HOY, SIGUE LO MISMO.

“No, la práctica de la democracia no produce el motín,

la reclamación de derechos no acarrea trastornos.

La tiranía es la que produce el motín,

y la opresión es la que acarrea los trastornos” RFM (1900).

A lxs personas, los colectivos y las comunidades que luchan en México y en todo el mundo.

A lxs libertarixs de todas partes, que no olvidan la memoria de Ricardo Flores Magón, su ejemplo, sus palabras y la represión que sufrió, como tantas y tantos otros.

Al Ejercito Zapatista de Liberación Nacional, al Congreso Nacional Indígena y a la Sexta, en México y en el mundo,

A todxs los presxs del México y del mundo.

En este 21 de noviembre, fecha de conmemoración del fallecimiento en la cárcel de Leavenworth, Kansas, Estados Unidos, del anarquista mexicano Ricardo Flores Magón, como amigxs, familiares y solidarixs de Miguel Ángel Peralta Betanzos, compañero preso originario de la misma comunidad de Eloxochitlan de Flores Magón, Oaxaca, donde nació Ricardo hace 142 años, queremos darles a conocer nuestra palabra sobre los cambios cada vez más inhumanos y asfixiantes que los gobiernos están promoviendo últimamente en el sistema carcelario de México.

Mientras las autoridades mexicanas intentan recuperar cada año la memoria de Ricardo Flores Magón dándole falsos homenajes, queremos evidenciar que, de la misma manera que lo hicieron hace casi cien años con Ricardo, los gobiernos siguen usando la cárcel hoy en día para ahogar a la rebeldía y a la resistencia, intentando matar en silencio a nuestrxs cercanxs encarcelándoles por años y decenas de años, y cerrándonos todas las ventanas por donde hablar y denunciar los crímenes y las injusticias que vivimos.

Queremos que sepan entonces que, a raíz del proyecto de seguridad nacional y con el pretexto de la fuga apoyada por el gobierno del narco “el Chapo Guzmán”, la reglamentación en las diferentes cárceles del país está cambiando la condición ya deplorable de por sí, en que se encuentran la mayoría de las personas privadas de su libertad, así como la de sus visitas. Aunque las autoridades de los penales justifican los cambios que están realizando con un discurso basado en el respeto de los “derechos humanos”, al interior se están resintiendo de manera muy distinta a lo que quieren hacer ver, es decir, están generando inconformidad, pero a la vez nuevas formas de organización para hacer frente a dichos cambios.

En agosto, en la reunión anual de la Conferencia Nacional de los Gobernadores (CONAGO), el gobierno mexicano acordó impulsar un “Programa de Fortalecimiento del Sistema Penitenciario” que según tiene que estar funcionando en su totalidad antes de que termine este año. A lxs presxs, no les explican bajo que reglamento es que están modificando, sólo se da la orden por parte del director, acompañado de personal de la Dirección General de Readaptación Social. La única información que se las ha dado es que tienen que pasar por un proceso de certificación y que todos los reclusorios, de ahora en adelante serán iguales en el país. Lo que se sabe es más por lo que se comenta entre pasillos que lo que realmente les informan, ni que decir, que les presenten algún documento o el mismo reglamento bajo el cual se regirán de ahora en adelante.

El “Programa de Fortalecimiento...” se basa prácticamente en cinco puntos que tienen la intención de generar protocolos para homologar en su operación e infraestructura los reclusorios que ya existen y los que han venido construyendo : Registro Nacional de Información Penitenciaria ; Protocolos de Actuación, Métodos y Procedimientos Homologados ; Desarrollo Profesional Penitenciario ; Modelo de Certificación ; Programa Integral para la Reinserción Social. Los ejes que dirigen este programa como muchos otros de años atrás, son “seguridad y protección”, “orden y disciplina”, “atención digna”, “programas y actividades recreativas”, “justicia y derechos humanos” y “administración y gestión”. No se ha presentado ningún reglamento oficial, con el que lxs presxs puedan guiarse y saber realmente lo que está estipulado y lo que sólo es por “órdenes del director”.

Así, en los últimos meses, han cambiado varias cosas que como lxs mismxs presxs mencionan “no creemos estén pensadas en nuestro bienestar”, ya dirán ustedes ; por ejemplo en el caso del reclusorio de Cuicatlán, Oaxaca, el horario de visita se ha modificado (ya serán menos horas) que por palabras de una custodia o celadora, la intención es que la visita esté cada vez menos tiempo al interior del reclusorio ; la visita conyugal ahora sólo es de dos horas ; no pueden recibir más visita que la de familiares directos (papá, mamá, hermanxs) ; cada vez restringen más los alimentos que pueden ingresar y como es lo común la comida que dan en el rancho, es de mala calidad ; la privacidad ni que decir, ahora ya hasta les quitaron la cortina que tenían en el “baño” dentro de la celda ; a todxs les harán portar uniforme ; les han cancelado los teléfonos, sólo han dejado uno para más de 200 presos ; no están permitiendo el ingreso de libros ; no tienen permitido hacer ejercicio como sentadillas, barras, ni los juegos de mesa ; ya no se les puede pasar nada de dinero, ni la visita puede llevar un sólo peso ; no pueden portar cinturón, reloj, aretes, pulseras ; los espacios de trabajo están siendo reducidos ; no hay un lugar para recibir la visita ; y bueno así toda una lista muy larga de cambios que según los representantes del sistema penitenciario liberal reflejan un trato digno para quienes están privadxs de su libertad. Claro que a la visita también le afectan directamente estos cambios, por lo que se dice, la intención es que la familia que visita se canse, se desespere y deje de ir a ver a su presx. Cualquier persona que intente reclamar, cuestionar o transgredir las nuevas normas, tiene la amenaza de ser castigada y/o trasladada a otro reclusorio. Lo que se dice es que la intención es instalar el sistema penitenciario que rige en otros países, donde la privatización es la constante y a lxs presxs se les mantiene aislados entre sí, la mayor parte del tiempo.

Por la condición actual que se vive en los reclusorios y su historia misma, es que insistimos en la importancia de la lucha anti carcelaria, ya que dicha institución es un pilar que sostiene el sistema dominante, degradando a las personas, insertándoles en un dispositivo de control y vigilancia que intenta apropiarse hasta del cuerpo mismo de quienes se encuentran a su interior viviendo el encierro y de sus familiares que les acompañan en ese encierro. Pero no sólo eso, sino que ahora, intentan aislar aún más a cada individualidad que vive en las cárceles y romper a toda costa cualquier contacto (al exterior e interior), por mínimo que sea, con otra individualidad, que está pasando por lo mismo y que por tanto tienen la capacidad de generar comunidad, de entenderse, de compartir, de transgredir, en colectividad.

En este 21 de noviembre, nosotrxs pensamos que recordar la muerte de Ricardo Flores Magón, es recordar también de cómo y dónde murió : de manera infame, cercado de bardas, paralizando su lucha, ahogando su grito en contra de la injusticia, asesinado por el Estado. Para nosotrxs, conmemorar la muerte de Ricardo Flores Magón es también recordar y luchar en contra de esa situación de encierro, que por nada ha cambiado. ¡Hoy en día, lxs presxs de Eloxochitlan de Flores Magón y de todas las cárceles de México y del mundo siguen viviendo lo mismo que los hermanos Magón, Librado Rivera, y sus demás compañeros encarcelados !

Libertad a lxs 12 presxs de la Asamblea Comunitaria de Eloxochitlán de Flores Magón !

¡Libertad a Roque Coca, a Luis Fernando Sotelo, a Fernando Bárcenas, a Cemei Verdía de Ostula, a los presos de Tlanixco, a Alvaro Sebastián, Alejandro Díaz Sántiz, a lxs presos de Bachajón, a Leonard Peltier y a Mumia Abu Jamal !

¡Presxs a la calle ! ¡Solidaridad !

FIRMAS :

Familiares, amigxs y compañerxs de Miguel Angel Peralta, encarcelado en Cuicatlán, Oaxaca

Familiares, amigxs y compañexs de lxs 12 presxs de la Asamblea Comunitaria de Eloxochitlàn de Flores Magón

con el apoyo de :

Movimiento por la Libertad de lxs Defensores del Agua y la Vida de San Pedro Tlanixco

Amig@s de Mumia en México

Cruz Negra México

((A))zamblea del Pueblo - Costa Rica/Centroamérica

María de la Caridad "Josefa" Domínguez Villalobos, Natalia Loria Gutierrez Esperanza Tasies Castro, Adam Umaña Álvarez, Cristhofer Rojas Rodríguez, María del Rocío Chamorro, Tasies Fernando, Ramón Chamorro González, Luis Diego Chinchilla Calderón, César Augusto Gómez Calderón Gabriel Bermúdez Arce

Mut Vitz13 – Marsella, Colectivo Marsella-Ayotzinapa

Comité de Solidaridad con los Pueblos de Chiapas en Lucha (CSPCL - Paris)

La P.I.R.A.T.A. (Plataforma Internacionalista por la Resistencia y Autogestion Tejiendo Autonomias) conformada por los colectivos : Nodo Solidario (Italia y Mexico), Colectivo Zapatista Marisol (Lugano, Suiza) y Adherentes Individuales

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