Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte
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EZLN/ LE FESTIVAL "pARTage" ET LA SOLIDARITÉ.

mercredi 20 juillet 2016

remise de vivres par les zapatistes à Comitan

LE FESTIVAL "pARTage" ET LA SOLIDARITÉ.

Juillet 2016.

Compañeroas de la Sexta :

Artistes des 5 continents :

Mouvement enseignant en Résistance :

Comme vous le savez déjà, nous avons décidé de suspendre notre participation au festival "pARTage" . Il est clair, pour ceux qui savent lire avec attention, que nous n’avons pas dit que le festival était suspendu. Simplement ce que nous avons fait, c’est signaler que nous, femmes et hommes zapatistes, nous n’allons pas pouvoir partager. Et c’est pour cela pour cette raison, si quelqu’un le pensait et pareil voulait que cela l’a aussi amené à ne pas participer, et bien nous disions qu’ils nous pardonnent de nous excuser, car nous savons qu’il a déjà fait des frais. Aux Arts, personne n’a à donner d’ordres. S’il y a un synonyme de liberté, ce sont les arts, peut être l’ultime bastion d’humanité en situation limite. Nous, femmes et hommes zapatistes, on ne peut pas, on ne doit pas, et ça ne nous a même pas parcouru l’esprit de dire aux travailleurs/euses de l’art et de la culture quand ils doivent et quand ils ne doivent pas créer. Ou pire encore, leur imposer un thème et rééditer, maintenant avec l’alibi des peuples originaires en rébellion, des "révolutions culturelles", des "réalismes" et d’autres choses arbitraires qui ne font que cacher une seule chose c’est un commissaire et un policier qui détermine lequel est du "bon art" et lequel ne l’est pas.

Non, sœurs, frères et sœurs/frères artistes. Pour nous, femmes et hommes zapatistes, les arts sont un espoir d’humanité, pas une cellule militante. Mais oui, nous pensons que c’est dans les moments les plus difficiles, quand la désillusion et l’impuissance sont à leur maximum, que les arts sont les seuls capables de célébrer l’humanité.

Pour nous, femmes et hommes zapatistes, vous, ensemble avec les scientifiques, vous êtes tellement importants que nous n’imaginons aucun lendemain sans votre savoir-faire. son que faire.

Mais ceci sera le thème d’une prochaine lettre.

Ce que nous voulons maintenant c’est accomplir un devoir envers vous.

Car depuis le 15 juin 2016, date finale pour l’inscription, nous avions préparé un rapport pour vous communiquer là où on en était du festival "pARTage". Malheureusement la situation nationale s’est tendue (en raison de l’irresponsabilité de l’enfant à la boite d’allumettes qui officie au secrétariat de l’éducation publique) et nous l’avons remis à plus tard, jusqu’à ce qu’on en arrive à la décision que nous vous avons déjà transmis.

Quoi qu’il en soit, il est bon que vous sachiez comment avançait le "pARTage" .

Sous forme synthétique :

Se sont inscrits 1127 artistes nationaux et 318 d’autres pays.

Les artistes mexicains sont originaires de :

Aguascalientes ; Basse Californie ; Basse Californie Sud ; Campeche ; Chiapas ; Chihuahua ; Colima ; Coahuila ; Ville de México (Ex DF) ; Durango ; Etat de México ; Guanajuato ; Guerrero ; Hidalgo ; Jalisco ; Michoacán ; Morelos ; Nayarit ; Nuevo León ; Oaxaca ; Puebla ; Querétaro ; Quintana Roo ; San Luis Potosí ; Sinaloa ; Sonora ; Tabasco ; Tamaulipas ; Tlaxcala ; Veracruz ; Yucatán ; Zacatecas

Les artistes d’autres pays sont originaires de :

EUROPE

Allemagne ; Belgique ; Danemark ; Écosse ; Slovénie ; État Espagnol ; Finlande ; France ; Grèce ; Hollande ; Angleterre ; Irlande ; Italie ; Norvège ; Portugal ; Russie ; Suisse

AMÉRIQUE

Argentine ; Brésil ; Canada ; Chili ; Colombie ; Costa Rica ; Cuba ; Équateur ; Salvador ; États-Unis ; Guatemala ; Nicaragua ; Pérou ; Porto Rico ; Trinidad et Tobago ; Uruguay ; Venezuela

ASIE

Chine ; Iran ; Japon ; Russie ; Taïwan

AFRIQUE

Maroc ; République du Togo

OCÉANIE

Australie ; Nouvelle Zélande

L’artiste participant le plus âgé est un chanteur-compositeur qui a autour des 80 ans, alors qu’en apparence il en fait beaucoup moins (de rien, Oscar), dont les chansons qui sauvegardent la culture populaire et ses parodies musicales (seulement surpassées par la réalité) s’écoutent encore dans les montagnes zapatistes et aussi, peut-être, dans les lieux où le mouvement enseignant résiste.

Les artistEs participantEs les plus jeunes sont : un enfant de 6 ans qui danse sur du son jarocho avec le Collectif Altepee ; la chorale des enfants de Huitepec, dont les âges vont de 3 à 11 ans, une fille, de dix ans, qui joue du cajón de tapeo [cajón mexicain] avec le Groupe Mixanteña de Santa Cecilia : et une fille de dix ans qui joue du piano.

ACTIVITÉS ARTISTIQUES A PARTAGER :

ARTS SCÉNIQUES :

DANSE FLAMENCO ; DANSE TANGO ; CIRQUE ; CLOWN ; CONTEUR DE CONTE ; DANSE ; DANSE AÉRIENNE ; DANSE CONTEMPORAINE ; DANSE FOLKLORIQUE ; LECTURE DE POÉSIE LIMA-LAMA ; MAGIE ; JONGLES ; MARIONNETTES ; CLOWNS ; PERFORMANCE ; THÉÂTRE ; THÉÂTRE D’OMBRES ; THÉÂTRE SENSORIEL ; PANTINS

ARTS PLASTIQUES (OU VISUELS) :

ALEBRIJES ; ARCHITECTURE ; BRODERIE ; CARICATURE POLITIQUE ; LIVRES EN CARTONS ; COLLAGE ; BD ; CONTE GRAPHIQUE ; DESSIN ; DESIGN GRAPHIQUE ; RELIURE ; SCULPTURE ; PHOTOGRAPHIE ; PHOTOGRAPHIE EN 3D ; GRAVURE ; GRAFFITI ; ILLUSTRATION ; INSTALLATION ÉPHÉMÈRE ; INTERVENTION DE L’ESPACE ; LUTHIERS ; MASQUES ; PEINTURES ; PEINTURE CORPORELLE ; PEINTURE DE POT DE FLEUR ; PEINTURE MURALE ; SÉRIGRAPHIE ; STENCIL ; TATOUAGES

AUDIOVISUELS :

CONTES AUDIOS ; CINÉMA ; DOCUMENTAIRE ; PHOTOGRAPHIE DIGITALE ; VIDÉO ; VIDÉO DOCUMENTAIRE ; VIDEOCLIP ; VIDÉO SCULPTURE

MUSIQUE :

GROUPES D’INSTRUMENTS A VENT ; BEAT-BOX ; BLUES ; BOLERO ; BOSSANOVA ; CHANSON ENGAGÉES ; CHILENAS ; CUMBIA ; DUB ; ETNOROCK ; FUSION ; MUSIQUE GITANE ; HIP-HOP ; JAZZ ; MUSIQUE AFRICAINE ; MUSIQUE DE CONCERT ; HARPE ; PIANO ; VIOLON ; FLUTE ; GUITARE ; LUTH ; MUSIQUE DE GAITA ; MUSIQUE DE HANG DRUM ; MUSIQUE DE HOMPAK ; ORGUE DE BARBARIE ; PUNK ; OPERA ; RAP ; REGGAE ; ROCKABILLY ; SKA ; SON CUBAIN ; SON JAROCHO ; SWING ; TROVA

AUTRES ACTIVITÉS

ATELIERS (DE PRESQUE TOUT DE CE QUI VA ETRE PRESENTÉ)

Est-ce qu’il faut le faire, le "pARTage"  ? Et bien cette question, c’est à vous d’y répondre. Et répondre aussi à comment, quand et aux etceteras de coutume. Nous pensons que, si vous êtes capables de rendre le monde merveilleux avec votre savoir-faire, vous pourrez sûrement vous organiser pour célébrer l’humanité face à la machine.

Nous, hommes et femmes zapatistes, nous avons suspendu (pas annulé) notre participation. Nous pensons, nous croyons, nous avons l’espoir qu’il y aura des jours plus sains où nous pourrons le faire. Nous ne savons pas, peut-être lors de la fête d’anniversaire du Congrès National Indigène. Mais nous ne voulons pas nous engager, parce que qui sait si...

Le pARTage Zapatiste.

Mais, profitant qu’on parle de cela, nous vous informons aussi sur ce qu’allait être notre participation artistique. Bon, non, on va plutôt vous raconter ça c’est mieux de vous raconter ça : le Commandant Tacho nous a dit plus ou moins : "Il y a un compa qui a fait sa chanson, je veux dire qu’il l’a fait entièrement, enfin c’est-à-dire les paroles et la musique. Et dans son village, il y a un groupe musical qui s’est monté. Quand avait lieu Lors de la sélection dans le caracol de La Realidad, c’est-à-dire là où on voyait quand on a vu tous les arts destout ce que proposaient les villages peuples et qu’on séléctionnait qui irait à Oventik, j’ai écouté sa chanson qui est sur le thème de dont le thème c’est la résistance. Qu’est-ce que tu veux que je te dise, sup, ce compa c’était un gamin quand on s’est soulevé en 1994 et, avec sa chanson, il explique la résistance mieux que moi. Je ne sais même plus si je l’ai applaudi, ou si j’ai sorti mon cahier pour prendre des notes. Maint’nant ouais, ils frôlent le pro" .Le commandant Zebedeo nous a aussi raconté : "un compa s’est approché de moi et m’a dit que la situation était rude, qu’il croyait que peut être ça n’allait pas se faire car les profs se font beaucoup attaquer . Mais que lui il était content parce que, a-t-il dit, "moi je ne savais pas que je pouvais chanter, maitenant je sais que je peux chanter et que je peux même faire mes propres chansons où je raconte comment c’est comme est notre mode d’être zapatistes.Même s’il n’y a pas de festival, je suis content. En plus, ça sera peut-être pas pour maintenant, mais sûr au prochain tour.peut être pas maintenant, mais de temps en temps ?????"

"Et si vous, artistes, compas de la Sexta, vous essayez d’imaginer ce que seraient les participations artistiques zapatistes, et bien voilà une vidéo. Peut-être qu’un autre jour nous en posterons d’autres, ou des photos, parce qu’on a du mal avec cette histoire d’internet. La danse a été créée par un collectif de la zone des Altos, au caracol d’Oventik. Nous ne savons s’il faut dire danse ou chorégraphie, mais elle s’appelle résistance et la musique c’est un mix de Mc Lokoter, "Esta tierra que me vio nacer" ["cette terre qui m’a vu naître"], avec une chanson de ska du groupe espagnol SKA-P, "El Vals del Obrero" ["la valse de l’ouvrier"]. La signification de la danse est expliquée par la maîtresse de cérémonie. La vidéo a été produite par les "Tercios Compas" lors de l’une des présentations de sélection d’Oventik, il y a plus de deux mois (autrement dit ce n’est pas parce que nous n’étions pas préparés que nous avons annulé). C’est parti. Allez sauteeezzzzzz !

Bon, maintenant qu’on a repris notre souffle, on vous rend compte avec le plus de détails possibles, du soutien matériel comme qu’en signe de solidarité, de respect et d’admiration, que nous allons apporter au mouvement enseignant en résistance à différents endroits du Chiapas, Mexique.

Mais premièrement...

Allaient participer des artistes Tojolabal, Zoque, Mame, Chol, Tzeltal, Tzotzil, et métisse des 5 caracoles, ainsi que des chargés d’écouter et des auditeurs des bases de soutien zapatistes.

Du Caracol de Roberto Barrios (zone nord du Chiapas) : 254 artistes et 80 auditeurs-observateurs.

Du Caracol de La Realidad (zone Selva Fronteliza) : 221 artistes y 179 auditeurs-observateurs.

Du Caracol de La Garrucha (zone Selva Tzeltal) : 311 artistes y 99 auditeurs-observateurs.

Du Caracol de Morelia (zone Tzotz Choj) : 276 artistes y 88 auditeurs-observateurs.

Du Caracol de Oventik (zone Los Altos de Chiapas) : 757 artistes y 1120 auditeurs-observateurs.

Au total : 1819 artistes y 1566 auditeurs-observateurs. Total général : 3385 hommes, femmes, enfants, et anciens, bases de soutien zapatistes.

L’Alimentation comme art de résistance.

Les ressources pour les artistes zapatistes variaient selon chaque caracol, car certaines choses s’obtiennent plus chères ou moins chères selon le lieu. Mais la dépense moyenne en alimentation était de 12,08 pesos [60 centimes d’euros] par artiste zapatiste et par jour. Tout ce qui avait été rassemblé pour notre participation, en comptant les 5 caracoles, arrivait à la quantité de 290 000 pesos (deux cent quatre-vingt-dix mille pesos mexicains - c’est-à-dire environ 30 000 euros, NdT). Evidemment, c’était avant la prochaine dévaluation...grrr, oui, pardon, pas de choses qui fâchent.

D’où sort l’argent ? De l’inscription à l’Institut national électoral ? Du programme PROSPERA ? Du crime organisé ou désorganisé - c’est-à-dire du mauvais gouvernement - ? D’une ONG ? D’une puissance étrangère intéressée par le développement des Arts dans le but de déstabiliser la "tranquilité" au Mexique ? Non, compas, la paie est sortie du travail de collectifs de production dans les villages, les régions et les zones, tout comme des Communes Autonomes et Rebelles Zapatistes et des Conseils de Bon Gouvernement. C’est-à-dire que c’est de l’argent propre, obtenu de tout comme l’obtient la majorité du peuple du Mexique et du monde : en travaillant.

C’est beaucoup ou c’est peu ?

Bon, avec ça, la consommation moyenne JOURNALIÈRE en alimentation d’un artiste zapatiste, par exemple de Roberto Barrios, pour les 7 jours qu’allait durer notre participation est de :

171 grammes de haricots ; 50 grammes de riz ; 21 millitres d’huile ; 0,02 de sachet de soupe ; 20 grammes de sucre ; 8 grammes de sel ; 1,17 tostada [ndt : tortilla grillée]

Bon, et maintenant qu’est qu’on va faire avec ça ? qu’est qu’on va donner au mouvement enseignant en résistance ?

La Solidarité Zapatiste.

Les compas se sont organisés par caracol pour apporter leur soutien de la manière suivante :

Le caracol de La Realidad va remettre aux profs en résistance ce qui suit :

570 kilos de haricots ; 420 kilos de riz ; 350 kilos de sucre ; 15 litres d’huile ; 21 kilos de savon ; 21 kilos de sel ; 28 kilos de café ; 1571 kilos de maïs non transgénique ; 840 kilos de tostadas ; 400 kilos de pinole ; 5 marmites pour cuisiner ; 5 grandes cuillères ; 5 amphores ; 4 petites trousses à pharmacie.

Une commission du caracol de la Realidad remettra le tout aux enseignants en résistance à Comitan, Chiapas, le 9 juillet 2016, à ...bon, disons le temps qu’il leur faut pour arriver.

Le caracol de Roberto Barrios va remettre :

400 kilos de haricots ; 250 kilos de riz ; 125 kilos de soupe ; 24 kilos de sel ; 24 litres d’huile ; 15 kilos de café ; 10 kilos de savon ; 3 kilos de piment ; 10 kilos d’oignons ; 30 kilos de tomates ; 50 kilos de sucre ; 320 kilos de pinole ; 620 kilos de tostadas.

1000 kilos de chayotes, de patates douces, de yuca et de bananes. Une commission du caracol de Roberto Barrios remettra le tout aux enseignants en résistance à Playas de Catazaja, Chiapas, le 8 juillet 2016. Une commission y est déjà allée et ils se sont déjà mis d’accord là-bas avec les profs pour la livraison.

El caracol de La Garrucha va a entregar :

300 kilos de frijol ; 150 kilos de arroz ; 150 kilos de azúcar ; 20 kilos de café ; 15 kilos de sal ; 1 caja de jabón ; 60 mil tostadas.

Le caracol de La Garrucha va remettre :

300 kilos de haricots ; 150 kilos de riz ; 150 kilos de sucre ; 20 kilos de café ; 15 kilos de sel ; 1 caisse de savon ; 60 mille tostadas.

Une commission du caracol de La Garrucha remettra le tout aux enseignants en résistance à San Cristobal de Las Casas, Chiapas, le 9 juillet 2016.

Le caracol de Morelia va remettre :

1044 kilos de maïs non transgénique ; 500 kilos de haricots ; 300 kilos de riz ; 250 kilos de sucre ; 25 kilos de sel ; 1 caisse de savon ; 25 kilos de café ; 1 caisse d’huile.

Le caracol d’Oventik va remettre :

114 584 tostadas (environ 300 kilos) ; 1475 kilos de haricots ; 672 kilos de sucre ; 456 sachets de soupe (environ 97 kilos) ; 206,5 kilos de riz ; 68 kilos de café ; 5 kilos de pinole ; 48,5 kilos de sel ; 15,5 litres d’huile ; 21 kilos de tomates ; 10 kilos d’oignons ; 165 kilos de légumes ; 20 kilos de thé.

Une commission des caracoles de Morelia et d’Oventik remettra le tout aux enseignants en résistance à Tuxtla Guttiérrez, Chiapas, le 10 juillet 2016. Les tostadas nous n’allons pas les leur donner toutes d’un coup parce que ça fait beaucoup et qu’elles vont moisir. C’est mieux un peu tout de suite et d’autres après.

Au total, les 5 caracoles remettront quelques 10 tonnes d’aliments pour une valeur approximative de 290 mille pesos mexicains.

  • -

Voilà c’est comme ça, compas de la Sexta et artistes et enseignants en résistance.

Maintenant ok, si vous nous demandez à nous, les hommes et femmes zapatistes, ce qu’on pense de votre venue ou non, bien sûr que nous vous disons : venez. Le Chiapas est magnifique. Et aujourd’hui c’est encore plus beau avec la résistance enseignante qui fleurit le longs des chemins, des rues, des routes et des communautés.

Vous vous demandez si, une fois ici, vous pourrez faire un tour dans les caracoles ? Et bien évidemment que c’est possible. Mais par contre, à l’entrée on va vous demander "vous êtes déjà allés voir les profs en résistance ?"

Depuis les montagnes du sud-est mexicain.

Sous-commandant Insurgé Moisés.

Sous-commandant Insurgé Galeano.

Mexique, juillet 2016.

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