Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte
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Luttes et solidarités

Un Berbère dans les communautés indiennes du Chiapas, un Européen en Kabylie

Paris, le 16 juin 2003

jeudi 12 juin 2003

Rencontre-débat
Luttes et solidarités
Un Berbère dans les communautés indiennes, un Européen en Kabylie...

Lors d’une rencontre-débat que propose l’association Tamazgha, Irij, militant amazigh, racontera ses différents voyages chez les communautés indiennes et expliquera comment ces communautés ont décidé de prendre leur destin en main. Jacques est allé en Kabylie où il a vécu deux mois avec les villageois et les différents acteurs du mouvement kabyle. Il témoigne en guise de solidarité et de soutien. Cette rencontre-débat aura lieu à Paris le lundi 16 juin à 19 heures.

Luttes et solidarités

Un Berbère dans les communautés indiennes autonomes,
Un Européen en Kabylie...

Après plusieurs voyages au sein des communautés indiennes en rébellion dans les États de Oaxaca et Chiapas (sud-est du Mexique), Irij Maouche, un militant amazigh, témoigne et expliquera comment ces communautés s’organisent pour prendre leur destin en main. Par exemple, les écoles sont occupées par les communautés et les mettent à la disposition de l’enseignement de leurs langues. Ils s’occupent également de la gestion de plusieurs domaines de la vie quotidienne (santé, culture, etc.).

À cette occasion, Irij dira un mot sur l’initiative de la communauté tzotzile, située dans la région montagneuse des Altos, qui a mis en place une coopérative Mut Vitz de cultivateurs de café. Cette coopérative auto-organisée par ses membres essaye de vendre une partie de sa production à l’étranger. Irij nous expliquera l’engagement du CSPCL (Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte) dans un projet qui consiste à faire venir ce café Mut Vitz et le vendre par le biais d’achats solidaires en France en particulier (voir note ci-dessous).

Cela sera l’occasion de déguster ce café mais aussi, pour celles et ceux qui le désirent, de l’acheter en guise de solidarité avec la communauté tzotzile.

Jacques Malte, est parti en Kabylie en 2002 où il a séjourné deux mois. Lors de ce séjour, il a eu à rencontrer des citoyens de Kabylie dans différents villages, il a rencontré des délégués du Mouvement kabyle, des militants de partis politiques... Il a tenu notamment à essayer de comprendre le mouvement né de la révolte kabyle d’avril 2001. Jacques témoignera et nous donnera son analyse de la révolte kabyle.

Rencontre-débat
Le lundi 16 juin 2003 à 19 heures
au local associatif
12, rue du Moulin-des-Lapins - 75014 Paris.

Métro : Mouton-Duvernet ou Plaisance (Attention ! la station Pernéty est fermée pour travaux).

Renseignements :
01 45 45 72 44
Tamazgha(a)wanadoo.fr
Tamazgha.

La lucha sigue, buvons du café !!!

Le café de Mut Vitz : "Café du Chiapas cultivé de façon biologique et cueilli avec dignité"

Depuis le mois d’avril 2002, une partie des membres du Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte (CSPCL), développent un nouveau projet. Il s’agit de faire venir du café produit par une coopérative de cultivateurs zapatistes : Mut Vitz (la montagne des oiseaux) et de le vendre par le biais d’achats solidaires. Cette coopérative regroupe environ 1 000 producteurs, essentiellement indiens tzotzils, et situés dans la région montagneuse des Altos. Elle a été "auto-organisée" par ses membres. Depuis 1994, les communautés qui composent la coopérative sont en résistance face au gouvernement. Elles construisent leur autonomie et cherchent à créer des structures qui permettent le développement des alternatives économiques et sociales.

Victimes d’agression régulière de la part des paramilitaires et des tentatives du gouvernement pour désarticuler toute forme de résistance et d’organisation alternative, ils ont un besoin essentiel de vendre une partie de leur production à l’étranger.

La vente équitable du café est très importante pour la création de modèles alternatifs : en plus de couvrir les nécessités de base de la population (nourriture, santé et infrastructures locales), elle accélère le processus de construction de la justice, de la démocratie, de l’autogestion et de l’autosubsistance. Alors que sur place ils ne peuvent vendre leur production qu’autour de 3 fr 50 le kilo de café (euh ! pardon 0,53 euros), les réseaux de solidarité (pour l’instant des groupes aux États-Unis, en Allemagne, en Suisse et à Toulouse pour la France en prennent) l’achètent un peu plus de 14 francs (il s’agit du prix du kilo de café en grains. Il faut rajouter après le transport en Europe, la torréfaction et les frais d’envoi éventuels). Il s’agit d’un café Arabica produit selon un mode de culture biologique.

Le café est disponible au CSPCL, à Tamazgha et auprès de plusieurs organisations qui soutiennent le projet.

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