Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte

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Main basse sur le vivant

Rencontre-débat le 23 mai au CICP

vendredi 19 mai 2006

MAIN BASSE SUR LE VIVANT !
RENCONTRE - DÉBAT LE 23 MAI 2006 À 19 H 30

Au CICP
21 ter, rue Voltaire Paris XIe
M° Rue-des-Boulets

Avec deux représentants du
Conseil des organisations de sages-femmes et médecins indiens traditionnels du Chiapas (COMPITCH) - Mexique

Ainsi que l’intervention de Christophe Noisette (INFOGM) et d’un représentant de la CONFÉDÉRATION PAYSANNE

Les ressources de la biodiversité sont devenues un élément clé pour le
développement des nouvelles technologies liées à la production industrielle
mais aussi au développement exponentiel de nouveaux marchés, notamment ceux
liés au tourisme et aux services environnementaux.

Pour différents lobbies (industriel, pharmaceutique, pétrolier) appuyés
par les gouvernements et les institutions internationales qui servent leurs
intérêts, il est donc stratégique de contrôler les régions riches en
biodiversité.

Une vingtaine d’organisations regroupées au sein du Conseil d’organisations
de sages-femmes et de médecins indiens traditionnels du Chiapas (COMPITCH),
conscientes de la menace que la marchandisation de la biodiversité fait
peser sur leur existence propre et celle de l’humanité, se sont organisées
pour résister aux politiques de brevetage, visant à légaliser la biopiraterie.

En 2000, au terme d’une bataille juridique, le COMPITCH a obtenu un
moratoire puis l’abandon définitif d’un projet de bioprospection mené
conjointement par une dépendance du gouvernement des États-Unis, une
université mexicaine et une entreprise pharmaceutique. Sous prétexte de
lutte contre la pauvreté, de nombreux programmes de développement imposent
la modification des types de cultures ou créent les conditions juridiques
permettant le pillage des plantes et des connaissances traditionnelles qui y
sont associées.

Cela permet aux entreprises de nos pays de se lancer dans une conquête d’un
nouveau type. Des représentants du géant de l’industrie pharmaceutique
SANOFI AVENTIS prétendaient ainsi conclure un marché de dupe avec les
médecins traditionnels du COMPITCH.

Au Mexique une loi fédérale est connue sous le nom de « loi Monsanto » et en
en mars dernier le Sénat français approuvait les cultures d’OGM en plein
champ, au moment même ou la multinationale multipliait les procès destinés
à étrangler la Confédération paysanne et les Faucheurs volontaires.

Si, pour les institutions et les lobbies internationaux de la conservation, l’exigence
de se voir confier la gestion des « biens de l’humanité » obéit à une
logique de rentabilisation des ressources, pour les membres du COMPITCH c’est
aux peuples qui, depuis des millénaires, ont su conserver leurs écosystèmes,
qu’incombe la responsabilité de protéger les ressources afin qu’elles
restent à la disposition de l’humanité et au service de tous hors de toute
logique marchande.

Poser la question de qui gère les ressources naturelles, c’est poser la
question de l’accès à la santé, celle de la souveraineté alimentaire, du
droit de boire et même de respirer.

Ce débat nous concerne donc tous et nous vous invitons à y participer nombreux

Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte (CSPCL)
France Amérique latine (FAL)