Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte
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Déclaration du CBG "Corazón del Arcoiris de la Esperanza"

Attaques de priistes et de policiers contre les bases de soutien zapatistes de Morelia

Conseil de bon gouvernement de Morelia

lundi 26 mai 2008

Conseil de bon gouvernement de Morelia Corazón del Arcoiris de la Esperanza
Caracol IV Torbellino de nuestras palabras

Le 22 mai 2008, Morelia, Chiapas, Mexique.

À l’opinion publique,
Aux moyens de communication mexicains et internationaux,
Aux moyens de communication alternatifs mexicains et internationaux,
Aux organisations non gouvernementales des droits humains,
Aux compañeros et compañeras adhérents à l’Autre Campagne dans notre pays le Mexique et dans le monde,

Frères et Sœurs, le Conseil de bon gouvernement Corazón Céntrico del Arcoiris de la Esperanza, dénonce l’attaque perpétrée le 22 mai 2008 contre nos compañeros des bases de soutien de l’EZLN de Morelia : des individus leurs ont coupé l’électricité, tandis qu’un de nos compañeros était retenu pendant douze heures, chez lui, sans qu’on lui donne à manger, par les agents de police de l’ejido Morelia.

Un autre de nos compañeros a été arrêté et passé à tabac dans ce même ejido, où il a lui aussi été retenu pendant douze heures. Après quoi, il fut emmené de force au siège local du PRI, où on a exigé qu’il signe un document sans pouvoir prendre connaissance ni de son objet ni de son contenu.

Le nom des dirigeants du PRI de Morelia sont les suivants : Sebastián Sántiz García, Vicente Sántiz García, commissaire de l’ejido, José López García, agent auxiliaire municipal, Leonardo López Sántiz, Sebastián López Sántiz, Julio Sántiz López, du conseil de vigilance, Artemio Morales López, Anselmo Pérez López, Abelardo Pérez López, Mercedes García López, Mariano López Sántiz et Antonio López Sántiz.

Ce jeudi 22 mai, vers 3 heures du matin, les mêmes personnes ont à nouveau coupé l’électricité de sept autres maisons appartenant à nos compañeros.

Plus tard, vers 14 h 30, des compañeros des bases de soutien de l’EZLN ont été agressés aux environs de la clinique autonome de Morelia, alors qu’ils surveillaient le secteur, par des groupes de partisans du PRI armés de pierres, de bâtons, de machettes, de lance-pierres, qui les ont menacés d’employer des armes à feu.

Auparavant, ces groupes étaient allés casser les portes et les fenêtres de la maison d’un de nos compañeros, attaque qui a fait 11 blessés, 11 blessés légers et 6 compañeros grièvement blessés et actuellement hospitalisés ; il s’agit notamment de Victorio, Jhony, Reynoso, Mijael et Abraham.

Les habitants du village nous ont attaqués au lance-pierres, nous ont frappés à coups de bâton et nous ont lancé des pierres. Plus tard, vers 18 heures, un certain Gilberto Méndez, de Morelia, est arrivé en bicyclette jusqu’à la porte du Caracol IV où ils nous a attaqués au lance-pierres et nous a menacés de nous tirer dessus avec son pistolet.

Toujours le 22 mai, deux jeunes toxicomanes de Morelia nous ont agressés et ont poursuivi armés de machettes deux de nos compañeros de la nouvelle communauté 12-Décembre qui revenaient chez eux et étaient passés au Caracol laisser quelques vivres. Ces compañeros agressés n’ont pas pu indiquer le nom de leurs agresseurs, ignorant leur identité.

Par la suite, à 21 h 40, à 500 mètres du siège de notre Caracol, nous avons entendu un coup de feu tiré d’une arme de calibre 22 alors même qu’un projecteur était braqué sur le Caracol. Nous tenons à signaler que ces actions d’intimidations se poursuivent.

Avant ces agressions, les membres de notre Conseil de bon gouvernement avaient reçu ces frères de Morelia venus exposer leurs plaintes concernant le terrain qu’occupe notre Caracol, entre autres affaires.

Lors de cette discussion, nous leur avons proposé soit de payer un prix juste en fonction du terrain occupé, soit de rendre les terres du Caracol en mesurant ensemble la surface qu’il occupe et en leur donnant un terrain de même dimension, afin de parvenir à une heureuse solution.

Le 28 avril dernier, nous nous étions revus pour continuer le dialogue sur cette question, mais voilà que ces personnes, autorités de leur village, demandaient de façon exorbitante cent fois plus que la superficie occupée, et pour comble, en prétendant que notre Conseil de bon gouvernement se montrait incapable de répondre aux demandes qu’ils nous avaient présentées.

Face à tout cela, nous, Conseil de bon gouvernement, avons demandé à ces frères de réfléchir sur une telle provocation et de rectifier car nous, en tout cas, nous ne les considérons pas comme des véritables ennemis et trouvons stupide de s’affronter entre indigènes.

Nous déclarons que les responsables de cette provocation cherchent à agir à l’encontre de notre lutte, parce que nous savons que nous nous battons pour tous nos frères du monde entier, pour tous ceux qui veulent, ensemble, s’affranchir des mauvais gouvernements.

Salutations.

Le Conseil de bon gouvernement

Traduit par Ángel Caído.
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