Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte
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Demandes de libération

Gloria Muñoz Ramírez

lundi 1er juin 2009

Demandes de libération

Ceux d’en bas

Les dénonciations, les protestations et communiqués solidaires, nationaux et internationaux, concernant l’emprisonnement injuste des sept prisonniers politiques prozapatistes (dont un, base d’appui de l’Armée zapatiste de libération nationale, qui vient d’être libéré) ne se sont pas fait attendre. De Paris, le Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte signale que "cette action répressive n’a aucun lien avec un délit quelconque, mais elle a pour but de mettre un terme à toute forme d’organisation autonome opposée aux mégaprojets touristiques à Agua Azul et Agua Clara".

La situation est si alarmante que des organismes internationaux de droits de l’homme, comme l’Organisation mondiale contre la torture et Amnesty International, ont lancé des appels à "des actions urgentes" pour la libération des sept personnes actuellement arrêtées et exigent des autorités mexicaines qu’elles "garantissent le droit de tous à un procès juste, ce qui inclut d’éliminer en tant que preuve des procédures judiciaires toute déclaration acquise par contrainte, comme celles qui ont été obtenues sans un interprète approprié".

De Marseille, ville dans laquelle des dizaines de collectifs et des individus de France, d’Espagne, de Grèce, d’Italie [1] et d’Allemagne, entre autres, se sont réunis pendant la Troisième Rencontre européenne de solidarité avec les zapatistes, et ont déclaré que "l’autonomie récupérée est constamment menacée par la convergence d’intérêts économiques néolibéraux et par la volonté des dirigeants du Chiapas et de l’État mexicain de faire taire une parole rebelle écoutée dans le monde entier".

Au Mexique, le Réseau national contre la répression et pour la solidarité a exigé du gouverneur Juan Sabines la libération immédiate des membres de l’ejido, tout comme le comité d’ex-prisonniers politiques "Voix innocentes", le Conseil autonome régional de la Zona Costa du Chiapas et les messages de protestation provenant de la Slovénie, de la Colombie, des États-Unis, d’Argentine et de la Colombie, entre autres.

Alors que les démonstrations de rejet face au gouvernement de Juan Sabines augmentent, dans la prison d’El Amate, au Chiapas, l’intégrité des prisonniers tzeltales prozapatistes de San Sebastián Bachajón, au Chiapas, est en danger, car, comme l’a dénoncé le Centre des droits de l’homme Fray Bartolomé de las Casas, ils doivent effectuer des travaux forcés pendant vingt-quatre heures, sans pouvoir prendre de repos.

Outre les coups, les tortures, la discrimination et les autres mauvais traitements auxquels ils ont été soumis pendant leur détention, maintenant, en tant que prisonniers de droit pénal, ils doivent faire face aux menaces d’un groupe de prisonniers agissant sous le contrôle des autorités pénitentiaires.

Gloria Muñoz Ramírez
losylasdeabajo(a)yahoo.com.mx

Paru dans le quotidien "La Jornada" le 16 mai 2009.

Traduction : Chantal.

Notes

[1] Il n’y avait en fait pas de délégation italienne - note du CSPCL.

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