Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte
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Mardi 30 juin à 20 h 30 au 33, rue des Vignoles, 75020 Paris

Rencontre et discussion autour de la criminalisation des luttes sociales au Mexique

avec Trinidad del Valle, Catalina Gonzalez et Rubén Valencia

vendredi 12 juin 2009

Rencontre et discussion autour de la criminalisation des luttes sociales au Mexique

Nous vous invitons à une discussion sur les luttes sociales et leur répression au Mexique en présence d’acteurs de ces luttes à Atenco et à Oaxaca : Trinidad del Valle, Catalina Gonzalez et Rubén Valencia.

Les luttes sociales au Mexique pour l’autonomie et contre le développement des projets néolibéraux sont systématiquement réprimées par le gouvernement. Chaque fois que des formes d’organisation populaire refusent la mise en place du calendrier et de la géographie capitalistes ou cherchent à proposer des alternatives, elles se heurtent à la violence de l’État. Justifiée par la propagande des médias, cette politique de terreur mène à la criminalisation de toute forme de résistance. Que ce soit à Atenco, dans les États du Chiapas, du Guerrero ou d’Oaxaca, les peuples refusent pourtant de plier sous les menaces et agressions dont ils sont sans cesse les cibles. Face à la répression, la lutte, l’organisation et la résistance populaires continuent.

San Salvador Atenco :

2002. Lutte victorieuse contre la construction d’un aéroport international sur leurs terres : le projet est suspendu

2006. Répression les 3 et 4 mai : des centaines de personnes arrêtées, des dizaines de femmes violées et deux morts.

2009. Campagne nationale et internationale pour la libération des prisonniers d’Atenco.

2009. Douze personnes sont encore emprisonnées avec des peines de 30 à 112 ans de prison.

Chiapas :

1994. Soulèvement zapatiste au Chiapas et récupération de terres par les communautés indigènes.

1995. Le gouvernement du Mexique attaque puis tente d’occuper militairement la région libérée par les zapatistes.

2003. Organisation autonome des communautés zapatistes : Conseil de bon gouvernement dans les Caracoles.

2005. Sixième Déclaration de la forêt Lacandone et début de l’Autre Campagne au Mexique.

1994-2009. Harcèlement et arrestations des bases de soutien zapatiste comme récemment à Bachajón (Agua Azul).

1995-2009. Maintien de camps militaires et création de groupes paramilitaires par le gouvernement dans différentes régions.

2001-2009. Imposition de projets touristiques et économiques aux communautés indigènes et paysannes.

2009. Campagne pour la libération des prisonniers de Bachajón.

Oaxaca :

Été et automne 2006. Grève des enseignants et d’organisations populaires dans la ville d’Oaxaca et naissance de l’Assemblée populaire des peuples d’Oaxaca qui se développe dans tout l’État d’Oaxaca.

Été et automne 2006. Répression policière, arrestations, assassinats et campagne médiatique contre les organisations populaires.

2006-2009. Des groupes issus de l’Assemblée populaire des peuples d’Oaxaca (APPO) continuent à s’organiser dans les communautés indigènes et paysannes et dans quelques quartiers de différentes villes de l’État, (comme l’espace collectif VOCAL).

2006-2009. Poursuite des persécutions d’acteurs de la lutte pour l’autonomie. Maintien en prison de participants à l’APPO, assassinat de Teresa et Felícitas de la radio indigène communautaire de San Juan Copala.

Ce qui se passe à Atenco, au Chiapas, à Oaxaca et dans d’autres régions du Mexique révèle l’importance de luttes sociales qui inquiètent le gouvernement mexicain, au service des intérêts du capitalisme.

Mardi 30 juin à 20 h 30
33, rue des Vignoles, 75020 Paris
métro Avron ou Buzenval

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