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Candelaria, État du Campeche

Cinq compañeros, adhérant à l’Autre Campagne et luttant contre les tarifs élevés de la CFE, arrêtés violemment

vendredi 17 juillet 2009

ARRESTATION VIOLENTE DE CINQ COMPAÑEROS ADHÉRENTS DE L’AUTRE CAMPAGNE, DE CANDELARIA, CAMPECHE

Vers 5 heures du matin ce 10 juillet, la compañera Sara López Gonzalez et les compañeros Joaquín Aguilar Méndez, Elmer Castellanos Contreras, Guadalupe Borja et Guadalupe Lizcano, adhérents de l’Autre Campagne et membres actifs du Mouvement contre les tarifs élevés de l’énergie électrique à Candelaria, ont été arrêtés violemment.

Des agents de police ont enfoncé les portes de leurs maisons, ont menacé et pointé leurs armes sur les membres de leurs familles et ont arrêté les compañeros cités en les frappant. Jusqu’à présent, nous ne savons pas où ils se trouvent.

À l’exception du compañero Elmer Castellanos, les compañeros Sara López, Joaquín Aguilar, Guadalupe Borja et Guadalupe Lizcano sont sous le coup d’une enquête judiciaire entamée à partir des plaintes déposées par la Commission fédérale d’électricité contre eux, en leur fabriquant plusieurs délits comme moyen de pression politique pour casser leur mouvement.

À plusieurs occasions, les membres du Mouvement contre les tarifs élevés de l’énergie électrique à Candelaria ont demandé que le gouvernement de l’État du Campeche se prononce sur le fait que les délits imputés aux compañeros sont fabriqués et que l’affaire est clairement une affaire politique. Le gouvernement de l’État du Campeche s’est excusé en argumentant que, comme autorité de l’État, ça ne le concernait pas et qu’il ne pouvait pas se mêler de problèmes qui relèvent de la compétence fédérale.

Le 30 juin, les membres du Mouvement contre les tarifs élevés de l’énergie électrique à Candelaria ont publié un communiqué dans lequel ils informent que : « nos membres ont décidé en assemblée DE NE PERMETTRE L’INSTALLATION D’AUCUNE URNE le 5 juillet prochain, ni pour la journée électorale de l’État [du Campeche, ndt], ni pour l’élection fédérale ». Et cela, parce que « depuis le mois de novembre dernier, le représentant légal de la Commission fédérale d’électricité a déposé plusieurs plaintes contre certains compañeros et compañeras de la Résistance [civile pour le non paiement de l’électricité, note du cspcl], les accusant de délits comme la privation illégale de la liberté d’un fonctionnaire public, vol au patrimoine de la nation, entre autres, et avec l’unique objectif de les intimider et de criminaliser nos demandes justes. Toutes les communautés de la municipalité qui sommes en résistance, nous leur disons que ce n’est pas seulement contre ces compañeros et compañeras qu’il y a une plainte, mais que nous sommes plus de 3 000 personnes concernées et que nous assumons comme nôtres ces accusations. »

Face à une telle situation, le communiqué ajoutait : « nous avons mené, à différentes occasions des réunions avec les représentants de la CFE et du propre gouvernement de l’État pour rechercher une solution juridique aux accusations infondées déposées contre nous ; cependant, et malgré ces efforts, nous n’avons pas réussi à trouver un accord satisfaisant à cause de l’entêtement des représentants de la Commission fédérale d’électricité. Face à tout cela, les communautés, ejidos, rancherias, et quartiers qui intègrent la Résistance civile pour le non-paiement ont décidé d’empêcher la réalisation des élections étatiques et fédérales dans tous les lieux où nous sommes présents, à moins que la représentation légale de la CFE RETIRE LES PLAINTES déposées contre nos compañeros et compañeras. »

Suite à cette déclaration, le ministre de l’Intérieur de l’État du Campeche, Ricardo Medina Farfán, a pris contact le 4 juillet avec la compañera Sara López pour essayer de négocier cette décision et la compañera l’a informé que le mouvement n’avait ni chef ni leader et que les décisions se prenaient en assemblée, ce pourquoi elle ne pouvait pas débattre avec lui de ces questions. Tout de suite après, le premier ministre a joint un des avocats du Mouvement contre les tarifs élevés de l’énergie électrique à Candelaria et par son intermédiaire il y a eu un accord avec le mouvement. Cet accord a été signé par l’avocat représentant le mouvement, par la compañera Sara López (le premier ministre a fait pression pour qu’elle signe aussi le document) et par le ministre de l’Intérieur de l’État du Campeche, Ricardo Medina Farfán.

Dans cet accord, le gouvernement de l’État du Campeche s’est engagé à « organiser une réunion de travail qui aura lieu dans la semaine du 13 juillet de cette année avec la participation de représentants de la Commission fédérale d’électricité et en faisant en sorte que le délégué du bureau du Procureur général de la république de l’État du Campeche participe, ainsi qu’une représentation du gouvernement de l’État pilotée par le ministre de l’Intérieur lui-même. Dans cette réunion, plusieurs alternatives devaient être proposées pour que les enquêtes préliminaires entamées contre des membres du Mouvement contre les tarifs élevés de l’énergie électrique à Candelaria soient traitées avec attention, en privilégiant le dialogue pour aller vers une solution de la problématique exposée et réclamée par ses représentants. »

Ainsi, les membres du Mouvement contre les tarifs élevés de l’énergie électrique à Candelaria se sont engagés à « ne réaliser aucune action qui pourrait affecter le processus normal de la journée électorale du dimanche 5 juillet de cette année ». Ce qui a été entièrement respecté de la part du mouvement.

Nous précisons que la détention arbitraire de nos compañeros a eu lieu quelques jours après la signature de cet accord, ce qui compromet les agissements du gouvernement de l’État.

Nous exigeons donc du gouvernement de l’État du Campeche qu’il dise où se trouvent Sara López González, Joaquín Aguilar Méndez, Elmer Castellanos Contreras, Guadalupe Borja et Guadalupe Lizcano, ce que nous ignorons. Et au cas où ils se trouvent dans une instance fédérale comme les locaux du Procureur général de la République, que le gouvernement du Campeche tienne sa parole de « suivre et impulser » le processus, collaborant dans la localisation et la libération des détenus.

Tant que nous n’aurons pas de nouvelle des détails de l’opération illégale menée ce matin contre des membres du Mouvement contre les tarifs élevés de l’énergie électrique à Candelaria et qu’on ne saura pas si elle était du ressort fédéral ou régional, nous rendons responsables le gouvernement de l’État du Campeche de tout dommage que pourraient souffrir Sara López González, Joaquín Aguilar Méndez, Elmer Castellanos Contreras, Guadalupe Borja et Guadalupe Lizcano ; en effet, durant l’opération pendant laquelle ils ont été pratiquement séquestrés, les membres de la police ont agi avec une grande violence, sans montrer de mandat d’arrêt et en violant les droits non seulement des détenus, mais aussi des membres de leurs familles qui ont été braqués et menacés.

Nous appelons les compañeros de l’Autre Campagne à se prononcer contre la répression brutale dont souffrent nos compañeros du Mouvement contre les tarifs élevés de l’énergie électrique à Candelaria, Campeche.

Avec la rage que produit la répression des luttes dignes,
Movimiento de Cultura Popular / Mouvement de culture populaire
Mérida, Yucatán, Mexique.

Les cinq compañeros détenus à Candelaria, Campeche se déclarent en grève de la faim

RAPPORT DES FAITS DE RÉPRESSION CONTRE DES MEMBRES DE « LA RÉSISTANCE » DE CANDELARIA, CAMPECHE, ET LES ACTIONS DE DÉFENSE.

Le vendredi 10 juillet 2009, à 5 h 30 du matin dans la ville de Candelaria, Campeche, Sara López González, Joaquín Aguilar Méndez, Guadalupe Borjas Contreras, Elmer Castellano Velásquez et Guadalupe Lizcano Gómez, membres de la "Résistance civile pour le non paiement des tarifs élevés de l’énergie électrique" et adhérents de l’Autre Campagne, ont été arrêtés violemment et sans mandat d’arrêt.

À l’exception des compañeros Elmer Castellanos et Guadalupe Lizcano, les compañeros Sara López, Joaquín Aguilar et Guadalupe Borja sont impliqués dans une enquête judiciaire issue des plaintes que la Commission fédérale d’électricité a déposé contre eux, en leur fabriquant plusieurs délits comme moyen de pression politique pour casser leur mouvement. Ils sont accusés de privation illégale de la liberté et de vol au patrimoine de la nation, qui sont considérés comme des délits graves qui ne permettent pas d’accéder à la liberté sous caution.

Le responsable de cette transgression est le bureau du Procureur général de la République (PGR), qui, localement, dépend de Benjamín Marina Martín ; Eduardo Medina Mora le coordonne au niveau national, sous les ordres du président Felipe Calderón. Les agents de la corporation ont utilisé des pratiques injustifiables et aberrantes comme braquer leurs armes sur les familles des détenus, les intimider en leur criant dessus et en les insultant et forcer les femmes à se changer devant eux, violant leur intimité. Une autre irrégularité a été de ne pas indiquer où ils allaient les transporter, ce qui a provoqué de l’angoisse dans les familles et entre les compañeros par peur d’une disparition.

Cette arrestation a lieu précisément quelques jours après que le gouvernement de l’État du Campeche, dans un contexte préélectoral, s’était engagé par écrit, en signant, à promouvoir une table de discussion avec le délégué de la PGR du Campeche, avec des représentants de la CFE et avec des membres du Mouvement contre les tarifs élevés de l’énergie électrique pour privilégier la voie du dialogue pour suivre ce dossier.

Face à cette situation, une réunion a été convoquée avec les membres de « la Résistance » à 9 heures du matin à la mairie, pour se mettre d’accord sur des actions à réaliser. À cette heure-là, on ne savait pas où se trouvaient les compañeros, raison pour laquelle, dans la ville de Campeche, d’autres organisations adhérentes de l’Autre Campagne et des individus solidaires ont commencé à se mobiliser pour les retrouver. Vers 10 heures du matin, on a su qu’ils se trouvaient dans les locaux de la PRG et en milieu de journée, ils ont été transférés au Centre de réhabilitation sociale (CERESO [maison d’arrêt, ndt]), San Francisco Koben, qui se trouve à l’extérieur de la ville de Campeche.

À partir de ce moment-là, ils ont été considérés comme des prisonniers politiques au vu du contexte. Le même jour, sans que ses représentants légaux, David Peña et Ramiro Barajas, tous les deux du District fédéral [Mexico, ndt] soient présents, on les a contraint à faire une déposition devant un juge fédéral, mais ils ont appliqué leur droit de réserve.

Plus tard, la PGR a mis un place une opération de traque et de harcèlement contre les 35 communautés de Candelaria en résistance, intimidant les gens, surtout en leur disant qu’il existait d’autres mandats d’arrêt. Environ quinze à vingt personnes ont dû fuir leurs maisons et se cacher.

Le 11, les représentants des 35 communautés de la municipalité de la Candelaria en résistance ont été convoqués pour informer des actions mises en place et afin de les inviter à s’organiser pour soutenir les compañeros privés de leur liberté, obtenant ainsi une réponse identique de l’appareil répressif, qui a intensifié le harcèlement, et a augmenté l’opération judiciaire (fourgons, hélicoptères). Malgré cela, un autobus a réussi à rejoindre la ville de Campeche avec le premier groupe de membres de « la Résistance », préparés pour les actions de pression et de soutien aux compañeros prisonniers ; ils ont été rejoint solidairement par des communautés de bases d’organisations de l’Autre Campagne.

Ce même jour, à 23 heures, sont arrivés de la ville de Mexico à la ville de Campeche les avocats de Sara López et Joaquin Aguilar qui, en plus, acceptent de défendre les autres compañeros et de se coordonner avec l’avocat de Guadalupe Borjas, Daniel Pech, pour la défense.

En arrivant, ils ont été reçus au ministère de l’Intérieur de l’État du Campeche, où les fonctionnaires dirigés par Ricardo Medina Farfán ont dit qu’ils étaient désolés de la situation, que l’accord avait été violé par la fédération sous les ordres des hiérarchies supérieurs (présidence et titulaire de la PGR), alors qu’eux étaient toujours disposés à privilégier le dialogue et d’accorder le soutien nécessaire pour garantir la sécurité des prisonniers.

Plus tard, ils ont été au tribunal fédéral du district pour régulariser leur situation comme représentants légaux et pour avoir accès aux dossiers. C’est là qu’ils ont su que le jour précédent, du fait de leur absence, un avocat d’office imposé aux compañeros a sollicité et prolongé la période d’instruction du juge jusqu’au jeudi 15 juillet [le 16 en réalité, note du cspcl] et non jusqu’au lundi 13, comme c’était prévu. Plus tard, ils se sont rendus à la prison pour rencontrer leurs clients.

Le jour suivant, le 12 juillet, ils réussissent à avoir accès aux dossiers et aux plaintes contre les membre du mouvement contre les tarifs élevés, avec un total de 34 mandats d’arrêt (la liste ci-dessous), desquels 14 sont pour des délits graves et sans droit à caution, y compris les cinq prisonniers politiques actuels. Ces derniers se déclarent en grève de la faim à partir de ce moment-là, invitant d’autres compañeros à se joindre à cette décision pour faire pression et obtenir leur libération.

Pendant ce temps-là, à Candelaria, une réunion a été convoquée dans la salle polyvalente de la localité avec les membres de « la Résistance », qui ont été harcelés pendant plusieurs minutes par le survol de fédéraux au-dessous du point de réunion. Malgré le harcèlement, il est accordé que des représentants des communautés en résistance se rendent toute la semaine à la capitale de l’État, en se coordonnant avec les organisations adhérentes de l’Autre Campagne du Campeche comme le Movimiento de Apoyo Popular Zapatista (Mouvement de soutien populaire zapatiste), la Juventud Comunista de México (Jeunesse communiste du Mexique) et le village de San Antonio Ebula, pour mettre en place des actions de pression et pour obtenir la libération des détenus.

La première action qui va avoir lieu aujourd’hui, lundi 13 juillet à 9 heures, est un meeting face aux installations de la PGR à Campeche, pour dénoncer la violence avec laquelle ils ont agi contre les compañeros en rompant l’accord de négociation pacifique. Ensuite, le mardi 14, sera réalisé un meeting face aux installations de la Commission fédérale d’électricité pour les plaintes qu’ils refusent de retirer et contre les personnes d’Augusto Trejo et Leovigildo Dominguez, représentants de l’entreprise publique au Campeche et plaignants. Mercredi, il est prévu de retourner à la PGR et jeudi 16 est organisé un événement massif face au tribunal afin de faire pression pour une issue favorable aux prisonniers de la part du juge fédéral.

En même temps, au niveau national, diverses organisations et mouvements sociaux manifesteront dans tout le pays en soutien aux compañeros de Candelaria, en commençant par le Réseau national de résistances civiles contre les tarifs élevés de l’énergie électrique, à laquelle appartient Candelaria, tout comme les mouvements qui se regroupent dans l’Alliance mexicaine pour l’autodétermination des peuples (AMAP). Les deux ont des représentants dans plusieurs États (Veracruz, Chiapas, Oaxaca, Guerrero, etc.) et dans tous les lieux où ils sont présents, ils se manifesteront face aux installations de la CFE et de la PGR tout au long de la semaine, culminant avec une action coordonnée au niveau national jeudi.

Diverses organisations adhérentes de l’Autre Campagne et solidaires de « la Résistance » feront de même tout au long et au large du pays, espérant avoir des protestations dans tout le pays qui permettent de faire pression sur les autorités fédérales, car ce qui est en jeu va bien au-delà de la question juridique, elle-même violée, l’enjeu étant clairement politique.

D’autre part, des organisations d’autres pays solidaires à la cause, manifestent devant les ambassades du Mexique dans leurs pays respectifs, réitérant l’unité de la classe exploitée internationale.

Nous dénonçons publiquement les offensives de peur et d’intimidation envers les membres de la résistance civile, qui sont des évidences claires de la violation systématique des droits civils et humains, réalisées par un gouvernement oppresseur et fasciste qui recherche la soumission de la raison, de la volonté et de l’action.

MAIS NOUS AVONS DÉCIDÉ DE DIRE YA BASTA ET D’ALLER JUSQU’AU BOUT

Cordialement,
Collectifs et groupes adhérents de l’Autre Campagne au Campeche
35 communautés membres de la « Résistance civile pour le non paiement des tarifs élevés de l’énergie électrique » de Candelaria, Campeche, aussi adhérents de l’Autre Campagne.

PS. Comme vous le savez, les mouvements d’en-bas, à gauche se maintiennent avec le salaire de travailleur exploité, ce pourquoi nous laissons ce numéro de compte pour ceux qui voudraient soutenir économiquement le mouvement pour mener cette lutte, car avec tant de jours de mobilisation, nous avons besoin de nourriture et d’eau :

Compte BANAMEX : 5177120168204115 au nom de Sara López González.

Liste des accusés :

AVEC MANDAT D’ARRÊT POUR DÉLIT GRAVE :

SARA LÓPEZ GONZALEZ, JOAQUIN AGUILAR MENDEZ, ANDRÉS AGUILAR LOPEZ, GUADALUPE BORJAS CONTRERAS, FILIBERTO REYES et/ou RIGOBERTO REYES AGUAYO, JOSÉ ALBERTO VILLAFUERTE GARCIA, VICTOR DIAZ ANDRADE, OCTAVIO SOLIS CORTES, ELMER CASTELLANOS VELAZQUEZ, GUADALUPE LIZACANO GOMEZ, MIGUEL FELIX ACOPA, SALATIEL CONCEPCION DE LA CRUZ, EMILIO GARCIA DE LA CRUZ, EDUARDO PÉREZ OY

AVEC MANDAT D’ARRÊT SANS DÉLIT GRAVE :

MARIA DEL CARMEN DOMINGUEZ GUZMAN, TURI RAMIREZ DOMINGUES, NICOLAS ARCOZ GUSMAN, HUMBERTO ARCOS DIAZ, ABIGAIL CANAL LOPEZ, HECTOR ALEJOS JIMENEZ, DOMINGO ALVAREZ SILVANO, RICARDO UC CANAL, JOSÉ CAMBRANIS, LUIS DOMINGUEZ BAUTISTA, MIGUEL DOMINGUEZ MARTINEZ, JULIA BAEZA CRUZ, ROSARIO MUÑOZ MARIA ELENA, RODRIGO REYES AGUAYO, MANUEL AGUILAR COMPAN, MISS SALAS ROSAS, MANUEL RODRIGUEZ, JUANA PECH, LOURDES FELIX ALEJO, CRUZ HERNANDEZ "EL POCHITOQUE"

Installation d’un campement pour nos prisonniers/ères politiques de Candelaria et SIX nouvelles personnes en grève de la faim

Aujourd’hui, 14 juillet, nous avons installé à première heure un campement pour une durée indéterminée à l’extérieur du tribunal fédéral du district dans la capitale de l’État du Campeche, en soutien à Sara Lopez, Joaquín Aguilar, Elmer Castellanos, Guadalupe Borjas et Guadalupe Lizcano, compañeros prisonniers politiques, membres de la Résistance civile pour le non-paiement des tarifs élevés de l’énergie électrique de Candelaria et adhérents de l’Autre Campagne.

Dans ce lieu, le jeudi 16 au matin, leur sera dictée leur accusation pour délits fabriqués de « privation illégale de la liberté », « obstruction d’un service public » et « vol aux ressources de la nation », qui, en plus, sont définis comme graves et sans droits à caution. Cela est une conséquence des plaintes déposées par la Commission fédérale d’électricité, criminalisant cette lutte sociale que nous menons depuis plus de trois ans pour un tarif juste de l’électricité.

Face à cela, depuis dimanche 12, nos prisonniers se sont déclarés en grève de la faim à l’intérieur de la prison, et en solidarité avec eux, depuis tôt ce matin, ici dans le campement, cinq compañeros membres de « la Résistance » et un compañero militant de la Juventud Comunista de Mexico se sont déclarés en grève de la faim.

Nous resterons ici et nous espérons être rejoints et soutenus par d’autres adhérents de l’Autre Campagne et de groupes solidaires au Campeche et dans tout le pays pour faire pression sur la décision du juge et obtenir la liberté de nos compañeros injustement détenus. Jusqu’à aujourd’hui, ont été réalisés des actions de protestation et nous avons reçu des marques de soutien de groupes solidaires et adhérents de l’Autre Campagne du Yucatán, du Chiapas, du Chihuahua, du Veracruz, du DF, de l’Oaxaca, du Morelos, etc. ainsi qu’un appel du Centre de droits humains Fray Bartolomé qui était très préoccupé par la situation.

Avec une digne rage / Con digna rabia :

Collectifs et mouvements adhérents de l’Autre Campagne au Campeche :

Résistance civile pour le non paiement des tarifs élevés de l’énergie électrique de Candelaria
Habitants de San Antonio, Ebulá
Mouvement de soutien populaire zapatiste
Jeunesse communiste du Mexique au Campeche

Traductions : Xochil Anga.
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