Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte
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Ceux d’en bas (Los de abajo)

Après 29 ans d’existence de l’EZLN

Gloria Muñoz Ramírez, le 17 novembre 2012

mercredi 21 novembre 2012

Aujourd’hui, jour du vingt-neuvième anniversaire de la création de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN), l’exploit de sa naissance sera célébré de façons nombreuses et variées. Rencontre est le mot qui résume les activités qui se réaliseront au Mexique et dans d’autres endroits du monde. Au Mexique : le Festival de la Mémoire proposé par le Réseau des Médias Libres de Chiapas, la Rencontre de Paroles dans la ville de Quérétaro, les Journées Informatives et Culturelles sur la grande place de Puebla, les activités organisées par le Réseau National contre la Répression sur l’esplanade des Beaux Arts dans la ville de Mexico, les distributions de tracts informatifs à Fresnillo, Zacatecas. Et, sur le plan international, des fêtes comme celle organisée par la Plateforme Basque de Solidarité avec Chiapas, qui considère que « les bases d’appui zapatistes sont un exemple de lutte transformatrice de leur propre réalité, et l’EZLN un exemple qui redonne un sens à la vieille tradition de la guerrilla et se situe dans un nouveau paradigme face à la prise du pouvoir ».

Beaucoup diront qu’il n’y a pas vraiment de motif de célébration, lorsque les villages zapatistes sont attaqués par des groupes paramilitaires, comme ça s’est passé récemment dans les communautés Comandante Abel et Union Hidalgo. Mais c’est précisément dans des conditions pareilles, harcelées en permanence, que ces communautés construisent leur autonomie, et alors célébrer, fêter s’impose doublement, car la lutte pour la dignité ne se fait pas sans mal et ils n’ont pas cessé de faire front.

En plus des manifestations culturelles, dans beaucoup d’endroits, on fête aussi la parole zapatiste en mettant sur la table les batailles contre la spoliation qui se déroulent dans toute l’étendue du territoire national, principalement chez les peuples indigènes, légitimes gardiens des ressources naturelles que de multiples « mégaprojets » veulent leur arracher. L’influence du soulèvement de 1994 est si quotidienne que parfois elle est imperceptible, mais, comme le rapporte José Carrillo de la Cruz, leader moral de la communauté wixarika Mesa del Tirador : « nous avons appris des zapatistes que l’usage des armes n’est jamais bon, qu’il y a d’autres moyens de nous défendre, en utilisant notre intelligence, avec un autre genre de conviction. Avec eux, nous avons appris cela et ce qu’ils nous ont dit est resté gravé en nous et c’est pour cela que nous organisons sans cesse des assemblées comme celle-ci ».

« Partager nos expériences nous fait voir que là où il y a spoliation il y a lutte et que le lien et la somme de toutes ces résistances peut faire qu’entre tous nous puissions résister à cette situation difficile, nous défendre et nous en tirer un peu mieux ». C’est ce qu’affirment depuis Guadalajara (Jalisco), les peuples de cet état mexicain qui sont réunis, précisément aujourd’hui, dans une rencontre sur et contre l’intensification des spoliations.

Mail :

losylasdeabajo [at] yahoo (.) com (.) mx

Liens :

http://desinformemonos.org http///www.jornada.unam.Mx/2012/11/...

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