Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte
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Compte rendu de l’hommage à Galeano

Traduction d’un article des « médias, libres, alternatifs, autonomes ou comme ils décident de s’appeler », publié notamment sur le très bon site de publication libre de Oaxaca dénommé « Proyecto ambulante »

jeudi 5 juin 2014

Première partie

4000 zapatistes et adhérents de la Sixième Déclaration de la Selva Lacandona rendent hommage au Chiapas, au Votan zapatiste Galeano, assassiné le 2 mai dernier dans la communauté de La Realidad.

Sous le soleil de la Selva Lacandona , dans le sud-est mexicain, cet après-midi, sur la place centrale du Caracol de la Realidad, une des capitales du zapatisme civil et pacifique ce jour-ci couverte de messages à la mémoire du compañero Galeano, environs 2200 zapatistes et 800 personnes de la société civile, ainsi que les insurgés de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale, s’étaient donnés rendez-vous ce samedi 24 mai, afin de rendre hommage au maître zapatiste de l’Escuelita assasiné le 2 mai dernier Jose Luis Solis Lopez : le Votán Galeano.

« Avec orgueil, fierté et détermination », les compañeros et compañeras de La Realidad donnèrent la bienvenue aux personnes présentes, ainsi qu’à celles qui ne purent pas se déplacer, avant de partager leur douleur et leur rage, du fait du contexte de guerre au sein duquel prend place l’attaque paramilitaire du 2 mai dernier contre le Caracol de la Realidad, où Galeano perdit la vie des mains de personnes « à la mentalité pourrie, qui acceptent les miettes du mauvais gouvernement ».

En ressort la participation faite par le Comité Clandestin Révolutionnaire Indigène (CCRI), qui par la voix du commandant Tacho, fit savoir : « Nous sommes venus ici afin de rendre hommage à un compañero de petite taille et sans grandes dimensions. Nous ne sommes pas venus pour l’enterrer, mais pour déterrer son être combatif. Nous sommes venus pour le lever bien haut, dans chaque petit garçon et dans chaque petite fille. Lever bien haut dans chaque compa, son être maître d’école de l’Escuelita, son être vidéo-conférencier, son être participant d’un Conseil Autonome, son être candidat au Conseil de Bon Gouvernement, son être sergent de milice zapatiste ». Et de préciser clairement que pour eux, la mort ne signifie pas la fin de la lutte, ni la fin de la construction de l’autonomie.

Il y eut également une série de messages destinés aux adhérentes et aux adhérents de la Sixième Déclaration de la Selva Lacandona, qui, cette fois-ci, ont répondu à l’engagement souscrit en 2005, “que s’ils touchent à un d’entre nous, ils nous touchent à tous ». « Ils doivent aussi comprendre que l’EZLN ne peut pas s’impliquer comme il veut dans les communautés : il ne peut entrer que si les communautés autonomes en font la demande, afin de rendre justice ». « La rage que nous avons, elle est contre le capitalisme, pas contre ceux qui sont trompés par lui. Nous luttons, nous travaillons, nous parlons entre nous, ceux d’en bas à gauche ; nous ne regardons pas vers le haut, parce que là-bas il n’y a ni œil pour voir, ni oreille pour écouter ». « Nous sommes ici pour accompagner et faire une investigation sur les faits produits ».

“On a pas à tranquilliser la rage du fait des détentions réalisées dernièrement par le gouvernement du Chiapas, qui ne sont qu’un déguisement, qui ne sont pas justice, qui ne se font que pour que vous de la Sexta, vous tranquillisiez cette rage », a souligné le sous-commandant Moisés [le 17 mai, l’agent officiel et le commissaire des terres collectives de la communauté de La Realidad ainsi que quatre autres personnes impliquées dans l’assassinat, étaient arrêtés par la police dans la ville de Las Margaritas].

Les personnes désignées comme responsables de l’assassinat du maître de l’Escuelita Galeano, sont : Florinda Santis, membre du gouvernement municipal de Las Margaritas [dont dépend officiellement la communauté de La Realidad, NdT] et membre du Parti d’Action Nationale [au pouvoir au Mexique de 2000 à 2012] ; Luis H. Alvarez, commissaire pour la paix au Chiapas, et Carmelino Díaz López, qui « se réunissent pour voir comment construire des problèmes chez les zapatistes en échange d’argent, de projets productifs et d’armes ». Ont été dénoncés comme étant derrière les attaques, les trois niveaux de décisions du mauvais gouvernement [municipal, chiapanèque et fédéral] ; le député, le gouverneur, l’ex-gouverneur, et le chef suprême des paramilitaire Enrique Peña Nieto [président du Mexique].

« Ils ont un plan pour assassiner l’EZLN et profiter aux grands patrons. Ils pensent qu’en s’emparant du Caracol et en tuant un compañero la lutte est terminée, mais pas du tout, tout comme il y a eu des tombés au combat en 1994, et que Galeano a suivi leur exemple, de la même manière on suivra l’exemple de Galeano. Ils veulent que nous perdions la tête, et que nous nous tuions entre nous, mais on ne va pas leur donner un prétexte pour que le gouvernement puisse assassiner des autochtones, et qu’il dise ensuite que c’est un conflit inter-communautaire ; nous recherchons la justice, pas la vengeance. La justice pour toujours, parce que la vengeance sera contre le capitalisme néo-libéral. »

Fut réaffirmée à cette occasion leur posture de refus des miettes et des oboles du mauvais gouvernement, ainsi que de ne pas parler avec les mauvais gouvernements, car ils n’accordent pas confiance à ces « sans cerveau » : « aujourd’hui, et pour toujours, nous n’avons pas confiance dans ces gens ignorants et stupides, qui ont de grandes mains pour pouvoir voler, mais aucun cerveau pour réfléchir, quel que soit leur parti. Notre lutte est pour la liberté, pour un monde anticapitaliste, et on ne va pas obliquer de chemin ».

En guise de dénonciation, une brève liste de sept attaques récentes fut faite, afin de comprendre en quoi consiste la CIOAC [organisation paysanne clientéliste à l’origine du conflit et de l’attaque paramilitaire] : .- 20 novembre 2013, attaque du village “10 de abril”. .- Il y a un an, attaque contre des terres zapatistes récupérées, à La Realidad et à Morelia. .- Il y a un mois, attaque de la communauté “rio Euseba”. .- Attaque à San José Palma, Margarita. .- Attaque il y a quinze jours, dans la communauté Miguel Hidalgo. .- Attaque à Rayón dans le nord duChiapas, avec des morts. .- LE 2 mai, assassinat de Galeano.

La CIOAC a également participé à la « croisade contre la faim », qui a clairement été identifiée comme étant une croisade contrinsurrectionnelle, où les leaders apprennent à tuer et à mentir. « Quel futur vont-ils laisser à leurs enfants ? », s’est demandé le sous-commandant insurgé Moisés.

Un remerciement spécial fut adressé au travail et au labeur réalisé par les médias alternatifs, tout aussi bien ceux qui ont participé à la caravane que ceux qui n’ont pas pu venir, parce que grâce à eux a pu être rompu le mur de la censure imposé par le capital ; un appel a été adressé à ne pas laisser tomber ce travail et cet engagement envers la vérité.

Le sous-commandant Moisés conclut alors en disant : « il ne s’est pas vendu, il ne s’est pas rendu, il n’a pas été vaincu : Galeano reste parmi nous. Depuis la Realidad, pour la Realidad, on ne les laissera pas la détruire, notre engagement est de libérer ce pays, quoi qu’il se passe, et qu’elles qu’en soient les conséquences ».

— - Traduction d’un article des « médias, libres, alternatifs, autonomes ou comme ils décident de s’appeler », publié notamment sur le très bon site de publication libre de Oaxaca dénommé « Proyecto ambulante » [projet errant] : http://www.proyectoambulante.org/in...

un autre site de médias libres du Chiapas, ayant rassemblé la plupart des textes écrits pour l’occasion : "Koman ilel", "la mirada collectiva" : www.komanilel.org

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Deuxième partie

24 mai 2014, Caracol I de La Realidad, Chiapas.-

Au moment où le jour commença à tomber, après la lecture du document central d’hommage à Galeano, le sous-commandant insurgé Moisés fit savoir qu’il était possible d’aller visiter la tombe du compañero, afin de montrer sa solidarité avec la famille, la companera du défunt, et les bases d’appui zapatistes.

Des milliers de compañeros et de compañeras zapatistes, mélangées aux personnes présentes et adhérentes et adhérents à la Sexta formèrent alors une immense file, attendant leur tour pour passer devant la tombe. Un par un, ils sortirent du centre du caracol, en direction du village de La Realidad et de la petite parcelle où repose son corps. Une compañera zapatiste était chargée de coordonner les visites.

« C’est ici la tombe du compañero Galeano ? » « Oui, répondit-elle. Pour prendre plus d’engagement. »

Un défilé constant de compañeros et de compañeras venait embrasser la tombe, l’entourant de son mouvement. Le poing gauche levé et adressant un salut militaire, chacun passait tour à tour, déposant une pierre sur le rebord. La tombe, construite en pierre blanche, était entourée de fleurs, de guirlandes et de nombreuses bougies qui illuminaient le lieu.

« Pourquoi la pierre, compa ? » « Chaque personne qui s’engage à lutter laisse une pierre, parce que Galeano, c’est un symbole de résistance jusqu’à la mort ».

Peut-être que l’acte de laisser une pierre signifie aussi que le cœur a besoin de force pour que la mort qui arrive sans prévenir, ne blesse pas autant ; en même temps, des compañeras et des compañeros de la Sexta répétaient l’acte, comme pour donner un continuité à la construction des Autres mondes.

La douleur fut mise de côté, et on poursuivit, avec l’espoir de continuer à construire une société anticapitaliste, autonome, sans ne rien devoir demander au gouvernement, chacun créant ce qui lui correspond, avec liberté, démocratie et justice, un des exemples que nous donne jour après jour les compañeros et les compañeras de l’Armée zapatiste de libération nationale, et les villages zapatistes.

La nuit dévora la lumière, et ne resta que les lueurs des bougies, illuminant le chemin que parcourait Galeano, lorsqu’il était encore en vie. Durant le dernier acte de l’hommage à Galeano, le sous-commandant insurgé Marcos et le sous-commandant insurgé Moisés apporteront leur parole, afin de clore l’évènement qui nous a tous convoqué à nous réunir à La Realidad, et bien que ce qui le motivera ce sera la douleur et la rage, ce que nous voulons, c’est la justice, pas la vengeance.

écrit par les « médias, libres, alternatifs, autonomes ou comme ils décident de s’appeler », et traduit aux mêmes fins.

en libre-reproduction évidemment, mais des photos et différentes traductions peuvent être consultées ici :

http://komanilel.org/2014/05/26/par...

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un article sur la vie de Galeano, en espagnol, a été publié là :

http://www.chiapasparalelo.com/noti...

on y apprend notamment que Galeano, qui participa au soulèvement du 1er janvier 1994, y perdit alors un frère, Jorge Mario Solís López, capturé et torturé par l’armée fédérale mexicaine.

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Troisième partie : de Marcos à Galeano, la relève collective.

La Realidad Chiapas, 25 mai 2014.

— - Le Dimanche 25 mai, vers 2h du matin, pour terminer l’homme au Companero Galeano, plus de trois milles bases d’appui Zapatiste, miliciens et insurgés zapatistes et autour de mille adhérents de la Sexta, ont écouté les "dernières paroles publiques" du Sous Commandant Insurgé Marcos, de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale. Sur l’estrade étaient présents les 6 commandant-e-s du Comité Clandestin Révolutionnaire Indigène, le Sous Commandant Insurgé Moisés et le Sous Commandant Marcos.

[en attendant la traduction complète de ce communiqué signé "sous-commandant insurgé Galeano"], voici quelques extraits des 5 parties du communiqué :

1 Une décision difficile :

"C’était et c’est la notre, comme celle de beaucoup de personne d’en bas ; une guerre pour l’humanité et contre le néolibéralisme. Contre la mort, nous demandons la vie, contre le silence nous exigeons la parole et le respect, contre l’oubli la mémoire et contre l’humiliation et le mépris la dignité, Contre l’oppression, la rébellion Contre l’esclavage, la liberté Contre l’imposition la démocratie, Contre le crime la justice."

"La guerre que nous avons menée nous a donné le privilège d’arriver aux oreilles et aux cœurs attentifs et généreux et à des géographies proches ou lointaines, il a manqué ce qu’il a manqué, et il manque ce qu’il manque mais nous avons trouvé le regard de l’autre, son ouïe et son cœur. Alors nous avons vu la nécessité de répondre à une question décisive : qu’est ce qui suit ?"

"Tuer ou mourir, comme unique destin". "Nous devions reconstruire le chemin de la vie, qui était celui qu’ils avaient détruit et continuent de rompre depuis en haut. Le chemin non seulement des peuples originaires mais aussi des travailleurs, étudiants, professeurs, jeunes, paysans. Nous devions inscrire de notre sang le chemin que d’autres dirigeaient jusqu’au pouvoir, ou nous devions retourner le cœur et le regard à ce que nous sommes, et à ceux qui sont ce que nous sommes, c’est à dire les peuples originaires, gardiens de la terre et de la mémoire". Notre dilemme n’était pas entre négocier et combattre, sinon entre mourir ou vivre".

Nous avons choisit de construire la vie, et cela, au milieu d’une guerre. Une guerre qui bien que sourde n’en était pas moins létale."

"Ici nous sommes les morts de toujours, mais maintenant pour vivre !" "Peut être que plusieurs ont pensé que nous nous trompions en faisant ce choix, qu’une armée ne peut ni ne doit œuvrer pour la paix". Pour beaucoup de raisons c’est vrai, mais ce fut et c’est parce que de cette forme nous aurions fini par disparaître. C’est peut être sur, nous nous trompons peut être à cultiver la vie au lieux de rendre une éloge à la mort".

"Nous avons su et nous savons qu’il y aura la mort pour qu’il y ait la vie, nous avons su et nous savons que pour vivre nous mourrons."

2. L’échec

"Difficile de croire que 20 ans après le "rien pour nous", n’était pas un slogan, une phrase bonne pour les posters et chansons, mais une réalité, La Réalité."

"Si être conséquent est un échec, alors, l’incongruité c’est le chemin du succès, la route du pouvoir. Mais nous nous ne voulons pas aller par là, ça ne nous intéresse pas. Dans ces paramètres nous préférons échouer, que triompher !"

3. Le relais

Dans ces 20 ans, il y a eu un relais multiple et complexe dans l’EZLN. D’aucun ont montré l’évident, le générationnel. Maintenant ceux qui font la lutte et dirigent la résistances, sont ceux qui étaient petit ou n’étaient pas nés au début du soulèvement, mais certains chercheurs ne connaissent pas d’autres relève, de classe métayer illustrée à l’indigène paysan, celui de race, de la direction métisse à la direction nettement indigène et le plus important la relève de la pensée, de l’avant-gardisme révolutionnaire au diriger en obéissant." "Le culte de l’individualisme se trouve avec le cule de l’avant gardisme dans son extrême le plus fanatique". "Le racisme de la gauche qui se prétend révolutionnaire. L’ezln n’est pas de ceux la, c’est pour ça que ce n’est pas n’importe qui qui peut être zapatiste". "de la prise de pouvoir d’en haut à la construction depuis en bas. De la politique professionnelle à la politique quotidienne. Des leaders aux peuples. De la marginalisation des genre à la participation directe des femmes, de la moquerie de l’autre à la célébration des différence."

4. Un hologramme changeant y en mode, ce qu’il ne sera pas

"Au petit matin de la première journée du mois de janvier de l’année 1994, une armée de géants, c’est à dire, d’indigènes rebelles, sont descendus dans les viles, pour, avec leur pas secouer le monde. A peine quelques jours après avec le sang de nos morts, toujours frais dans les rues, nous nous sommes rendu compte que ceux de dehors ne nous voyaient pas."

"Habitués à regarder depuis en haut les indigènes, ils ne levaient pas leur regard pour nous regarder, habitués de nous voir humiliés, leur cœur ne comprenait pas notre digne rébellion. Leur regard était resté sur l’unique métisse qu’ils voyaient avec un passe-montagne, c’est à dire que ne nous regardaient pas. Nos chefs nous ont dit alors "Ils ne voient que le petit que vous êtes, nous avons fait quelqu’un de tellement petit comme eux, que lui ils le voit et que par lui ils nous voient !"

C’est ainsi qu’a commencé une complexe manœuvre de distraction, un truc de magie terrible et merveilleux, un coup malicieux du cœur indigènes que nous sommes, la sagesse indigène défiait la modernité dans l’un de ses bastions, les moyens de communication. C’est alors qu’a commencé la construction d’un personnage appelé Marcos."

Nous avions besoin de temps pour être et pour trouver qui pourrait nous voir comme nous sommes. Nous avions besoin de temps pour trouver qui nous verrait non pas à partir d’en haut, non pas d’en bas, mais qu’ils nous voient face à face, qu’ils nous voient avec un regard companera".

"...je vous disais donc que commençait la construction du personnage. Si vous me permettez définir Marcos, le personnage, alors je dirais sans hésiter que c’était un hétéroclite.

Nous lançons une initiative puis un autre pour trouver à l’autre, en essayent de trouver le regard et l’écoute dont nous avions besoin et que nous méritions, une fois puis une autre nous avons échoué. C’est ainsi que ce fut jusqu’à la Sixième Déclaration de la foret Lacandon, la plus audacieuse, la plus zapatistes des initiatives que nous ayons lancé jusqu’à maintenant, et enfin nous avons trouvé qui, pour nous regarder en face nous saluer, et nous enlacer !"

A l’intérieur l’avancé des peuples avait été impressionnant, et puis est venu le cours "la liberté selon les zapatistEs" nous nous sommes rendus compte qu’il y avait une génération qui pouvait nous voir de face, qui pouvoir nous écouter et nous parler sans attendre un guide ou un leader, sans prétendre à la soumission ou au suivi. Marcos, le personnage n’était donc plus nécessaire. La nouvelle état dans la lutte zapatiste était prête." C’est notre conviction et notre pratique que pour lutter et se dévoiler les leaders ou chefs ne sont pas nécessaires, ni messie ni sauveurs, pour lutter il faut juste un peu de honte, un soupçon de dignité et beaucoup d’organisation, le reste, soit il sert au collectif, soit il ne sert pas."

5. La douleur et la rage, murmures et cris

"Attends compa, ne pars pas, disait notre silence". A continuation le Sous Commandant Marcos a énuméré une large liste de morts, disparus, et prisonniers politiques et sociaux du Mexique, d’Italie, de Grèce, de Palestine, de migrants, des Etats Unis ou Mapuches.

"L’injustice a tellement de noms et les cris qu’elle provoque sont si nombreux. Et n’oublions pas que quand quelqu’un murmure, un autre crie. L’écoute doit trouver la route qui la rend fertile. Basta de baisser le regard, et élever le cœur."

"la justice que nous voulons, la têtu et persistante recherche de la vérité." "Nous pensons nécessaire que l’un d’entre nous meurt pour que Galeano vive. Ainsi nous avons décidé que Marcos devait mourir aujourd’hui.’ ’ Et dans ces pierres que vous avez laissé sur sa tombe vous apprendrez à ne pas vous vendre, à ne pas vous rendre à ne pas faiblir. "Etant 2.08, je déclare qu’arrête d’exister le Sous-commandant Insurgé Marcos auto-nommé Le Sous Commandant d’Acier Inoxydable"

A 2h10 l’ex Sous Commandant Insurgé Marcos est descendu pour toujours de l’estrade, les lumières se sont éteintes, et on a entendu une vague d’applaudissement des adhérent-e-s de la Sexta suive pas une vague encore plus grande d’applaudissement des Bases d’appui Zapatistes, miliciens et insurgés.

Quelques instants après, on a entendu une voix off, de ce qui fut le Sous COmmandant Zapatiste :

"Bon matin companeras, companeros, y companeroas, je m’apelle Galeano, Subcomandante Insurgé Galeano, ils m’ont dit que quand je reviendrais à naître, je le ferais en collectif".

Après la lecture le Sous Commandant Insurgé Moisés a pris la parole "Ce que nous vous expliquons, vous le verrez dans les lieux d’où vous venez, j’espère que vous avez compris" a -t-il conclu.

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article écrit par "les médias libres, alternatfs, autonomes ou comme ils se nomment", publié notamment ici : http://www.cml.lunasexta.org/archiv...

et traduit par Espoir Chiapas ( espoirchiapas.blogspot.com ).

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