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ATTAQUES contre les communautés de la région de La Montana (GUERRERO)
Manifeste d’Alcozacan
mercredi 27 mai 2026, par
Depuis le 6 mai 2026, le groupe criminel Los Ardillos a intensifié ses attaques contre plusieurs communautés autochtones dans la région de la Montaña de l’État du Guerrero, afin d’étendre leurs territoires et d’attaquer le Conseil Indigène et POpulaire du Guerrero – Emiliano Zapata (CIPOG-EZ), organisation membre du Congrès National Indigène et proche de la CRAC-PC. Les assaillants ont utilisé des armes lourdes et même des drones chargés d’explosifs pour attaquer des villages de Tula, Xicotlán, Acahuehuetlán et Alcozacán. Ces violences ont provoqué le déplacement forcé de milliers d’habitants. Les communautés dénoncent aussi des maisons incendiées, des disparitions et plusieurs assassinats récents.
Vous trouverez ci-dessous la traduction du « Manifeste D’Alcozacán »
rendu publique lors de la conférence de presse réalisée le 23 mai à
Alcozacán conjointement avec la mission d’observation civile entreprise par des organisations amies de la Ville de Mexico et du pays. Compte tenu que l’État mexicain déclare qu’il n’y a rien à voir et qu’il a retiré les aides à la protection des personnes menacées, les communautés ne peuvent que compter sur elles-mêmes et la solidarité nationale et internationale.
À L’ARMÉE ZAPATISTE DE LIBÉRATION NATIONALE
AU CONGRÈS NATIONAL INDIGENE ET AU CONSEIL INDIGENE DE GOUVERNEMENT
AUX SIGNATAIRES DE LA DÉCLARATION POUR LA VIE SUR LES CINQ CONTINENTS
AUX RÉSEAUX DE RÉSISTANCE ET DE RÉBELLION AU MEXIQUE ET DANS LE MONDE
A LA SEXTA NATIONALE ET INTERNATIONALE
AUX ORGANISATIONS ET GROUPES DE DÉFENSE DES DROITS DE L’HOMME
À LA MISSION D’OBSERVATION CIVILE SEXTA
AUX MÉDIAS
AU PEUPLE DU MEXIQUE ET AU PEUPLE DU GUERRERO
23 mai 2026
À tous les cœurs du Mexique et du monde entier, à ceux qui ressentent notre douleur et nous écoutent avec respect. À ceux qui embrassent la vie et défendent la Terre nourricière.
Notre maison se pare à nouveau d’horreur, de larmes, d’indifférence, et l’oubli habituel se profile pour nous qui vivons depuis des siècles dans le mépris, le racisme, la répression et la spoliation. Nous en avons assez des moqueries en espagnol, des faux sauveurs, des promesses de photos pour perpétuer la mort sous la forme du crime organisé.
Nous avons vu, entendu et subi la douleur dans notre chair.
Nous, les peuples de la Montaña Baja du Guerrero, disons : ça suffit !
Assez de douleur et de mort !
Mais nous disons aussi : « Assez de tant d’indifférence et de mépris. »
Car tandis que les groupes criminels nous attaquent, nous tuent et terrorisent nos enfants, les « mauvais gouvernements » se moquent de notre souffrance et ne nous regardent que lorsqu’ils y sont contraints, que ce soit par intérêt lors des élections ou pour leur carrière politique lorsque nos morts font la une des journaux.
Les grands-pères et les grands-mères n’ont-ils pas le droit de vivre en paix ?
Est-ce que seules comptent les femmes des villes, celles qui disent avoir accédé au pouvoir aux côtés de la présidente ?
Est-ce que ça ne les intéresse pas qu’on nous tue ?
Ou croient-ils que leurs programmes sociaux vont mettre fin à la violence criminelle ?
Pourquoi pensent-ils que « los ardillos » ne nous attaqueront plus, alors que leur organisation n’a ni été touchée, ni été la cible d’une enquête, ni démantelée ?
Pour nous, il est très clair que ce que nous vivons depuis plus de 10 ans et qui s’est reproduit le 6 mai dernier dans les communautés de Tula, Xicotlán et Acahuehuetlán, c’est une guerre d’extermination menée contre nous. Nous pouvons le comprendre, car le crime organisé vit de cela : spoliation, exploitation, extorsion et utilisation de la terre comme une marchandise ; il la maltraite car il y cultive le pavot, c’est-à-dire qu’il y sème la violence. Il utilise la terre pour frayer des chemins afin d’empoisonner les jeunes avec ses drogues, c’est-à-dire pour déplacer la mort. Il détruit la terre et, avec elle, il détruit la vie.
Ce que nous ne comprenons pas, c’est comment les différents gouvernements parlent de paix, exposent leurs statistiques selon lesquelles les homicides diminuent chaque jour, mais c’est un mensonge. C’est un mensonge dans le Guerrero, mais c’est aussi un mensonge dans d’autres États du pays, où la violence est vécue au quotidien. Pourquoi le gouvernement fédéral n’a-t-il pas le courage de reconnaître ce qui se passe ? Nous ne voyons que la présidente s’acharner à sourire devant les caméras, tout comme le faisait Peña Nieto, qui se présentait toujours bien lissé, mais qui, au fond de lui, a envoyé assassiner des gens à Atenco, puis a envoyé tuer et faire disparaître des personnes à Ayotzinapa, avant d’inventer un mensonge sur la disparition de ces jeunes. C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui, et de la même manière, on cache la vérité ; et quand on la cache, c’est parce que quelqu’un cherche à se couvrir.
Peña Nieto a menti pour protéger ses fonctionnaires et les groupes criminels, ce qui revient au même. Aujourd’hui, Sheinbaum et Harfuch mentent effrontément sur la guerre d’extermination menée contre nous, en nous accusant d’appartenir à un groupe criminel, afin de protéger Evelyn Salgado, qui n’a pas été capable de mettre fin à la violence dans l’État, bien au contraire, puisqu’elle a conclu des pactes avec les groupes criminels. Elle protège également Mercedes Carballo Chino, qui fait partie de la structure politico-criminelle qui protège « Los ardillos », non seulement en être la belle-sœur de Celso Ortega Jiménez, mais aussi parce qu’elle met à la disposition du groupe criminel les ressources économiques que la municipalité de Chilapa devrait normalement remettre aux communautés.
Pourquoi, ou plutôt pour qui, mentez-vous, Madame la Présidente, lorsque vous avez déclaré qu’il y avait désormais la paix au Guerrero et que tout était rentré dans l’ordre ? Couvrez-vous la gouverneure, la maire Mercedes Carballo Chino, le groupe d’assassins de « los ardillos », ou tous à la fois ? Car ni vous, ni ceux qui soutiennent vos mensonges, n’avez reçu votre frère en morceaux dans un sac, ni n’avez appris la nouvelle du meurtre de votre père alors qu’il travaillait la terre ; on n’a pas brûlé votre père dans un transport public alors qu’il rentrait du travail, et vos enfants se cachent-ils encore dans la montagne parce que les assassins de « los ardillos » sont entrés dans votre communauté et ont brûlé votre maison ? Qui ment ? Nous, qui avons tout perdu, ou vous, qui dites qu’on vous a déjà rapporté que tout va bien et que la paix règne désormais ?
Vous mentez parce que les assassins sont toujours en liberté, parce qu’ils n’ont pas été arrêtés, parce qu’il n’y a ni enquête ni le moindre effort pour découvrir la vérité. Prenez un journaliste, de ceux qui mènent des enquêtes, et demandez-lui qui sont « los ardillos » ; il vous dira alors qu’il s’agit d’un groupe criminel dont les réseaux s’étendent aux politiciens, aux maires, aux parquets, aux policiers municipaux, aux policiers d’État, aux agents de la circulation, aux entreprises, aux transporteurs, etc. Ils vous donneront des noms et des lieux. Mais il est plus facile de poser la question à la gouverneure Evelyn Salgado, qui a elle-même interrogé Mercedes Carballo Chino, belle-sœur de Celso Ortega Jiménez, le chef assassin de « los ardillos », au sujet des attaques qui avaient lieu depuis le 6 mai et se sont prolongées jusqu’au 12 mai. Que vous a-t-on répondu ? Évidemment que cela ne pouvait pas être la vérité.
Ils ont dissimulé les attaques de drones, les attaques à armes lourdes, les plus de 2 000 personnes déplacées, les coupures d’électricité ; ils ont dissimulé le fait que les militaires et les gardes nationaux se sont retirés des lieux de l’attaque et ont permis le déplacement de la population ; ils ont dissimulé le fait que Francisco Rodriguez Cisneros se trouvait aux côtés de « los ardillos » pendant qu’ils attaquaient Alcozacán, même communauté d’Alcozacán qui a accueilli les habitants des trois communautés déplacées quelques jours auparavant. Après avoir dissimulé la terreur que nous avons vécue, ils ont procédé à la mise en place du mensonge, accusant le CIPOG-EZ et la CRAC-PC-Pueblos Fundadores d’être un groupe criminel et, non seulement cela, mais aussi d’avoir attaqué leurs propres communautés. Nous le disons très clairement et fermement : nous rejetons ces accusations qui visaient à nous criminaliser pour couvrir « los ardillos » en créant le récit d’un affrontement entre groupes criminels. Mais nous ne nous laissons pas tromper, car nous savons que nos organisations, le CIPOG-EZ et la CRAC-PC-Pueblos Fundadores, se sont battues pour défendre la terre, le territoire et la vie de nos peuples, et ont cherché par tous les moyens à mettre en place des ateliers d’éducation, de radio et d’art, accomplissant le travail que le gouvernement de Guerrero a cessé de faire, car il a abandonné les écoles et, par là même, les enfants du peuple.
Nos communautés ont appelé à la paix, nous avons demandé à maintes reprises la mise en place d’une base d’opération interinstitutionnelle, nous ne voulons plus de morts, ni qu’on nous tire dessus depuis les montagnes, ni qu’on nous enlève ou qu’on nous torture sur les routes. Nous avons réclamé la justice à tous les niveaux du gouvernement !
Sommes-nous des criminels, mes sœurs et mes frères ?
Que nous reste-t-il maintenant ? Y a-t-il quelque part dans le monde des cœurs sensibles et des oreilles prêtes à nous écouter ?
Pour écouter, il faut faire silence ; on ne peut pas écouter quand on parle sans cesse, comme le font habituellement les gouvernements, car ils parlent tellement qu’ils n’entendent pas la balle qui nous tue ; ils parlent tellement qu’ils n’entendent pas le drone qui s’abat sur nos toits ; ils parlent tellement qu’ils ne se rendent pas compte que les criminels et les assassins se moquent de vous ou avec vous. C’est ainsi qu’est venue Rosa Isela Rodríguez, qui est venue parler et parler, mais qui ne nous a pas écoutés, car ils viennent toujours à la hâte, pensant qu’avec une visite de quelques heures, quelques photos, un sourire et des miettes, ils ont résolu le problème.
Francisco Rodríguez Cisneros est venu de la même manière, pour nous dire que ce n’est pas le moment de débattre, qu’ils sont venus pour aider ; c’est avec ce mépris qu’il nous demande de nous taire, car ils disent que leurs programmes sociaux sont arrivés et voilà, encore des miettes et le problème semble résolu. Sans parler d’Evelyn Salgado, qui continue sa campagne, mais maintenant celle de son père. Mercedes Carballo Chino s’est montrée plus catégorique et cynique : elle a clairement indiqué qu’elle était du côté de « los ardillos » et a déclaré qu’elle ne dialoguerait pas avec des organisations non reconnues par l’État, c’est-à-dire que selon elle, c’est comme « los ardillos »... Vous avez les oreilles sourdes et le cœur dur, rien ne vous émeut.
Aujourd’hui, vous apportez vos « chèques cadeaux » et votre soutien aux communautés, mais nous ne voulons pas que vous pensiez que cela équivaut à la vérité et à la justice.
Ou bien pensez-vous, sœurs et frères, que justice a déjà été rendue pour nos 81 assassinés et nos 25 disparus ?
Croyez-vous que « los ardillos » cesseront de nous attaquer s’ils ne sont toujours pas arrêtés ?
Nous voulons la justice !
Que voulons-nous ? La justice ! Que voulons-nous ? La justice !
Chaque meurtre et chaque disparition nous font mal, les attaques contre Acahuehuetlán, Xicotlán et Alcozacán nous brisent le cœur. Ce qui s’est passé à Tula de Guerrero nous fait mal, tant de destruction causée par « los ardillos ». Cette communauté est pratiquement déserte, il ne reste que quelques animaux blessés et souffrants.
L’odeur de la mort et de la souffrance se perçoit dès qu’on y arrive.
Des maisons brûlées, des douilles, des livres et des cahiers scolaires abandonnés par des filles et des garçons, des casseroles sur le feu et de la vaisselle sur la table, symboles de la fuite pour sauver sa vie lorsque « los ardillos » ont attaqué le 6 mai. C’est tellement vrai qu’il n’y a plus personne dans la communauté, contrairement à ce qu’ont affirmé Sheinbaum, Evelyn Salgado, Mercedes Carballo et Francisco Rodríguez Cisneros, selon qui les personnes déplacées étaient déjà en train de retourner dans leurs communautés : c’est un mensonge.
Mais nous déclarons que Tula fait partie des communautés du CIPOG EZ et de la CRAC-PC-PF.
Nous, en tant que CIPOG-EZ et CRAC-PC-PF, nous défendrons et protégerons notre communauté de Tula et ses habitants. De même, nous continuerons à soutenir toutes les communautés qui continuent à défendre la vie et le territoire.
Nous exigeons du gouvernement qu’il cesse de faire semblant et que, s’il compte agir, ce ne soit pas contre la volonté du peuple.
Nous le disons très clairement : nous ne voulons pas de caserne militaire dans notre communauté, car nous ne sommes pas des criminels ; les criminels, ce sont « los ardillos », et nous exigeons qu’ils soient arrêtés. Qu’ils aillent à Chilapa, Juan R. Escudero, Quechultenango, Atlixtac, Tixtla, Chilpancingo, José Joaquín de Herrera, Acatepec de la Montaña, Zitlala, Tecoapanapa, Acapulco, Zapotitlán Tablas, Mochitlán, Ahuacuotzingo : c’est là que se trouvent « los ardillos », c’est là que les forces de sécurité doivent être pour arrêter les criminels.
Nous voulons qu’ils quittent Alcozacán, car leur « caserne » occupe les locaux de nos autorités communautaires ; nous leur demandons de respecter notre autodétermination, en tant que peuples autochtones que nous sommes ; en signe qu’ils se soucient réellement de nos fils et de nos filles, car c’est l’un des rares endroits où ils peuvent jouer ; c’est le lieu où nous tenons nos assemblées, c’est-à-dire le point de rassemblement du village.
Nous voulons que soient installées 5 bases d’opérations interinstitutionnelles qui garantissent la sécurité des routes entre Alcozacán et les municipalités, qu’elles soient installées là où les Ardillos nous attaquent, car nous ne voulons plus de violence. Vous avez décidé d’intégrer notre communauté aux forces de sécurité, mais nous voulons qu’entre vous et nous, dans le cadre d’accords réels et non d’impositions, nous décidions ensemble ce qui est le mieux et où il est préférable d’installer ces bases,opérationnelles.
Nous invoquons notre droit constitutionnel à l’autodétermination des peuples et notre droit à la reconnaissance de nos modes de vie et d’organisation sociale, économique, politique et culturelle, tels qu’ils sont consacrés par l’article 2 de la Constitution. Et nous n’oublions pas l’article 39 de la Constitution qui stipule clairement que la souveraineté et le pouvoir public appartiennent au peuple et découlent de la volonté du peuple ; frères et sœurs, nous avons le droit de modifier la forme de notre gouvernement, conformément à notre libre détermination, et face aux agressions imminentes, nous avons le droit de nous défendre.
Nous voulons également que la ligne budgétaire 33 soit accordée à nos communautés, car cela fait des années que nous n’avons pas vu un seul peso de ce que la fédération verse aux municipalités pour qu’elles le remettent aux communautés. Nous savons bien que la maire de Chilapa remet toutes ces ressources aux communautés contrôlées par « los ardillos » et que ce sont ces ressources qui servent à acheter les armes et les balles qui assassinent nos sœurs et nos frères.
Nous voulons qu’une Banque du Bien-être soit installée dans notre communauté, comme nous le demandons depuis des années, car chaque fois que nous descendons à Chilapa, notre vie est en danger, nos sœurs et nos frères ont été victimes de violences sur ce trajet.
Nous exigeons que les droits les plus élémentaires, tels que le droit à la santé et à l’éducation, soient respectés, avec la mise en place d’un centre de santé agrandi, ainsi que la construction d’un lycée, avec des enseignants et enseignantes qui dispensent un enseignement à nos fils et filles.
Nous exigeons que le mécanisme de protection des défenseurs des droits humains et des journalistes soit rétabli dans son intégralité pour notre frère Jesús Plácido Galindo, mais pas seulement : de nombreux frères et sœurs, défenseurs de la vie et du territoire, voient leur vie menacée.
Cela fait quatre ans que nous demandons la création d’un marché local pour nos communautés ; les gouvernements ne font que nous promettre qu’un marché sera créé, mais jusqu’à présent, ils nous ont menti. Continueront-ils à mentir sans tenir leurs promesses ?
Nous exigeons que l’aide soit versée aux familles des 81 personnes assassinées et des 25 personnes disparues.
Nous voulons être inscrits à la CONAVI pour la construction de nos logements en autoconstruction.
Nous voulons des tours de transmission pour notre radio communautaire, ainsi que 80 appareils de communication.
Nous espérons que les gouvernements respecteront leurs obligations, car nous en avons assez des promesses. Ils ne viennent nous faire des promesses que lorsque « los ardillos » nous tuent ou nous déplacent, mais ensuite, ils laissent filer le temps, nous abandonnent, et leurs promesses ne sont jamais tenues. Puis la violence criminelle de « los ardillos » revient. ASSEZ DE MENSONGES !
Sœurs et frères, cette guerre que nous mènent « los ardillos » vise à s’emparer de nos terres, à nous expulser et à tout s’approprier. Nous savons que dans d’autres régions du Mexique où la même chose se produit, les groupes criminels, les entreprises, les gouvernements expulsent les peuples de leurs terres, les chassent, les tuent. Mais nous savons aussi qu’il y a des peuples qui luttent et qui défendent leurs terres, à Ostula, au Chiapas, à Oaxaca, sur tout le territoire, les peuples et les communautés luttent et résistent, nous devons nous aussi résister et lutter.
Ou voulez-vous qu’on nous enlève notre territoire et notre vie ?
Alors nous devons nous organiser pour le défendre.
Sœurs et frères, face à la mort, luttons pour la vie. Continuons nous
organiser pour la défense de notre territoire, pour l’avenir denos filles et de nos fils, pour la paix de nos grands-mères et de nosgrands-pères. TEL EST NOTRE MESSAGE AU MEXIQUE ET AU MONDE.
VIVEZ LES COMMUNAUTÉS QUI LUTTENT POUR LA VIE !
VIVE ALCOZACAN !
VIVE LE CONGRÈS NATIONAL INDIGENE !
VIVE LE CIPOG-EZ !
VIVE LA CRAC-PC PUEBLOS FUNDADORES !
JAMAIS PLUS UN MEXIQUE SANS NOUS !
cordialement :
CONSEILLERS DES AUTORITÉS DES PEUPLES FONDATEURS,
COORDONNATEURS RÉGIONAUX DES AUTORITÉS COMMUNAUTAIRES – PEUPLES FONDATEURS,
CONSEILLERS DES AUTORITÉS DES PEUPLES FONDATEURS
CONSEIL INDIGENE ET POPULAIRE DU GUERRERO EMILIANO ZAPATA
Signatures des représentants et fonctions :
Melquiades Virgeño Hernández,
Commissaire de Rincón de Chautla
Arnulfo Rosendo Juárez
Commissaire d’Amatitlán
Lorenzo Ramírez Rodríguez
Commissaire de Zacapexco
Marcos Hilario Rosario
Commissaire de Tula
Cirilo Ahuejote Joaquín
Commissaire d’Acahuehuetlan
José Lorenzo Coxihuite Sanchez
Commissaire d’Alcozacan
Isabel Sanchez Hernandez
Commissaire de Xochitempa
Juan Salgado Gomez
Commissaire de Nuevo Amanecer
Marcos Demeza Fiscaleño
Commissaire de Buenavista
Maurilio Bolaños Rojas
Commissaire d’Ayahuatempa
Mario Domínguez Alonso
Commissaire de Colonia de Los Pinos
Représentant de Xicotlan
COORDONNATEURS RÉGIONAUX DES AUTORITÉS COMMUNAUTAIRES – PEUPLES FONDATEURS
Cornelio German Hernandez
Juan Pasado Ahuelican
Paulina Rendón Martinez
José Aureliano Máximo Alonzo
CONSEILLERS DES AUTORITÉS DES PEUPLES FONDATEURS
Nicolas Chautla Perez
Miguel Agustín Limpia Huapango
José Huapango Tolentino
CONSEIL INDIGENE ET POPULAIRE DU GUERRERO – EMILIANO ZAPATA
Sixto Mendoza nettoie
Promoteur régional du CIPOG-EZ d’Alcozacan
Prisco Rodríguez Morales
Promoteur régional de CIPOG-EZ à Zacapexco
Benjamin Sanchez Hernandez
Promoteur régional de CIPOG-EZ à Zacapexco
Jésus Plácido Galindo
Représentant du CIPOG-EZ dans le Guerrero
Représentant du Congrès National Indigène dans le Guerrero
traduction caro d’un communiqué paru sur le site du CNI le 23/05/2026
Videos datant du 11 mai, premiers appels à la solidarité, à la suite des attaques qui se poursuivent....
Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte
