« Ce n’est pas un mouvement de dirigeants mais un mouvement de la base. »
L’APPO n’a jamais été une organisation, mais un mouvement. La crise qu’elle vit actuellement ne constitue pas une rupture qui aurait lieu dans une conjoncture particulière entre acteurs ou groupes au sein de l’APPO, mais incarne plutôt un aspect essentiel de ce mouvement. C’est en effet le résultat naturel d’un processus au cours duquel certains de ses acteurs ont cherché à définir ce mouvement comme s’il s’agissait d’une organisation ou d’un parti politique, c’est-à-dire en cherchant à se l’approprier et à s’ériger en ses représentants. La lutte de l’APPO ne s’est pas faite uniquement contre le gouvernement d’Ulises Ruiz, mais contre tous les arbitraires qui subsistent dans les communautés, dans les colonias et dans les organisations sociales. Cette lutte contre l’autoritarisme s’étend à de nombreux autres secteurs, y compris la Section 22, où, pour citer un exemple, les enseignants se sont débarrassés de leur dirigeant Rueda Pacheco.
Pour comprendre ce qui se passe dans l’État d’Oaxaca, nous devons revenir un peu en arrière. (...)
Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte