Le 25 octobre dernier, était une nouvel fois assassiné en début d’après-midi un membre de l’organisation CODEDI d’une rafale de balles dans la municipalité de Santiago Astata (Côte pacifique de Oaxaca). C’est la cinquième personne de cette organisation indigène et libertaire assassinée durant l’année 2018. Face à la violence et l’impunité, l’organisation de la Sierra sur de Oaxaca avait décidé de bloquer ce lundi 29 octobre les accès à l’aéroport de la station balnéaire international de Huatulco, sur la côte de Oaxaca...
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Oaxaca : mouvement indigène et rébellion sociale
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Nouvel assassinat d’un membre du CODEDI et blocage de l’aéroport de Huatulco, Oaxaca
30 octobre 2018 -
Répression contre CODEDI - Déclaration de Nodo Solidale
2 août 2018 -
A neuf mois de la répression de Nochixtlan (Mexique), des dizaines de médias libres se réunissent...
15 avril 2017"Sous le pont de Nochixtlan, au kilomètre 178, telles des statues dévastées par le temps et par le feu sans fin de ce 19 juin dernier, gisent différents autobus, camions et voitures qui avaient alors servi de barricades contre l’attaque perpétrée par la police fédérale, la police de Oaxaca et le Gendarmerie. Des vestiges qui nous rappellent que 8 compañeros ont été assassiné et des centaines de personnes blessées, qui sont toujours en convalescence. Ce jour-là, le village mixtèque de Nochixtlan défendit sa place et sa dignité face au refus de dialogue de l’Etat, mais aussi pour défendre l’éducation gratuite pour les millions de mexicaines et de mexicains..."
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MEXIQUE, OAXACA - LA POLICE TUE
1er juillet 2016Tract écrit par le CSPCL et diffusé dans les manifestations parisiennes, au sujet de la répression à Oaxaca... Depuis Paris, nous tenons à dénoncer ces massacres, auxquels ont participé des unités de la nouvelle gendarmerie mexicaine créée en 2014, dont le projet et la formation de l’état-major sont supervisés par la France, en vertu des accords de coopération policière signés entre les deux pays. Nous nous solidarisons et invitons le mouvement social en France à se solidariser avec la lutte menée par les enseignantEs du Mexique contre cette réforme néo-libérale, dont une partie du projet a été la aussi conçu et avalisé dans les locaux de l’OCDE, à Paris. (...)
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RÉPRESSION A OAXACA : 15h d’affrontements entre police et manifestants, entre 6 et 10 morts, 45 blessés par balles et 22 détenus toujours portés disparus.
23 juin 2016Dans la matinée du dimanche 19 juin 2016, des éléments de la police fédérale mexicaine sont arrivés dans la localité de Nochixtlán, Oaxaca, en vue d’évacuer le blocage de l’autoroute mis en place par des membres de La Coordination Nationale des Travailleurs de l’Education (CNTE), des étudiants et des pères et mères de famille depuis huit jours.Avec une violence extrême, la police a attaqué les manifestants, d’abord avec des gaz lacrymogènes et des tirs de flashball, et ensuite avec des armes à feu durant plusieurs heures. Huit personnes ont perdu la vie suite aux affrontements.
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Oaxaca : guerre à l’autonomie
17 août 2010Entretien avec Ángel Cosme, de VOCAL
CQFD : VOCAL émane-t-il des barricades ?
Cosme : En partie, oui. VOCAL émane de l’esprit communautaire des peuples indigènes et de l’esprit antiautoritaire de la jeunesse urbaine, qui s’est exprimé autour des barricades. VOCAL se crée en 2007 et entre dans l’APPO en 2008 pour contrebalancer l’influence grandissante des groupes politiques, qui conçoivent l’APPO comme un cartel d’organisations, alors que nous pensons qu’elle doit être une assemblée d’assemblées, avec des délégués représentant des paroles collectives. Quand nous avons inauguré la CASOTA en 2008, nous avons parlé de reconstruire notre barricade. La CASOTA est un espace autogéré, en plein centre historique. S’y mêlent des ateliers, des débats, de la musique, un bar, un dispensaire populaire...
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La guelaguetza d’Oaxaca
29 octobre 2009La guelaguetza d’OaxacaL’État d’Oaxaca, dans le sud-est du Mexique, comprend sept régions, les Valles centrales, la Sierra Juarez, la Cañada, Tuxtepec, la Mixteca, la Costa et l’Istmo de Tehuantepec, et inclut seize ethnies indigènes. C’est l’un des États du Mexique où la densité de population indigène est la plus forte, et le seul où les autorités traditionnelles soient reconnues juridiquement.
Guelaguetza, tequío et gozona sont les concepts fondamentaux du monde indigène oaxaqueño. Le tequío désigne le service bénévole fourni à la communauté, notamment lors des chantiers de construction ou d’entretien d’équipements communs. Se dispenser du tequío revient à se mettre hors de la communauté, et nombres d’indigènes émigrés aux USA prennent soin de revenir une fois par an participer au tequío ou, à défaut, d’envoyer de l’argent à la communauté pour contribuer à ses charges. La gozona désigne un échange réciproque de journées de travail entre membres d’une même communauté. La guelaguetza recouvre de façon plus large la sphère des échanges. Dans ce concept se fondent les notions d’aide mutuelle, de service réciproque, de don appelant inévitablement un don de retour. (...)
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Déclaration du Deuxième Congrès de l’APPO
22 mars 2009(...) L’APPO est une assemblée d’assemblées qui promeut la résistance anticapitaliste et recherche l’unité dans la pratique, qui lutte essentiellement pour une transformation profonde de la vie sociale, économique, politique et culturelle, qui adopte comme principe son indépendance de l’État et des partis politiques, qui s’ouvre vers une militance politique souple et non sectaire, qui définit comme méthode de lutte la mobilisation de masse dans un mouvement ouvert et dont le principal programme de lutte est d’œuvrer à une véritable transformation sociale et à l’organisation des peuples, pour tracer une voie vers un nouveau projet de pays, anticapitaliste, anti-impérialiste et antinéolibéral, en vue d’une nouvelle Constitution. (...)
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Contribution de VOCAL au Deuxième Congrès de l’APPO
16 mars 2009Nous venons d’en bas, des rues de la ville rebelle, des barricades, des peuples originaires, des migrants, des parias victimes d’être différents, de la base consciente - non une masse - des enseignants démocratiques de la Section 22.
Nous venons du lieu le plus sombre et le plus triste de l’anonymat de cette société caduque, de ce que les gouvernements, les partis politiques, les leaders et dirigeants, les avant-gardes, de droite ou de gauche, appellent « le peuple » ; ceux d’en bas, autrement dit. Ce peuple que l’on ne voit pas, que l’en entend pas, mais que l’on trouve toujours moyen de compter, d’exploiter, d’expulser, de réprimer, d’étiqueter, d’exclure, de conduire et de guider (...)
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Déclaration du Forum des peuples indigènes d’Oaxaca
30 mai 2008Nous, autorités municipales et communautaires, représentants d’organisations communautaires et régionales, ainsi que membres de différents organismes de la société civile, appartenant aux peuples amuzgo, zapotèque, mazatèque, mixe, mixtèque, chocholtèque, huave, triqui, chontal, chatino et cuicatèque, réunis les 23 et 24 mai 2008 au siège de l’École normale bilingue interculturelle d’Oaxaca, sis dans la communauté zapotèque de Tlacochahuaya, dans le cadre du Forum des peuples indigènes de l’Oaxaca, après avoir longuement et profondément délibéré sur des questions relatives au maïs et à la situation de la campagne, sur la question des terres, des territoires et des ressources naturelles des peuples indigènes, sur l’autonomie indigène et l’éducation à la vie communautaire, communiquons les suivantes propositions et déclarations. (...)
Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte

