HARCÈLEMENT DES ZAPATISTES
Le 25 août 2002 des membres des autorités autonomes zapatistes de la Commune autonome Ricardo Flores Magón se rendirent à la rancheria Amaytic pour résoudre un problème lié à la séparation d’un couple. Quelques jours auparavant, apprenant que les membres du conseil autonome se rendraient à la communauté, les priistes organisèrent des réunions extraordinaires avec des paramilitaires de l’Organisation pour la défense des droits indigènes et paysans (OPDDIC) dans les communautés Peña Limonar et Cuauhtémoc, où fut planifiée une attaque contre des membres de l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN). (...)
Repas de solidarité avec VOCAL
Jeudi 1er avril
à partir de 19 h 30
En mars 2007 s’est créé, au sein de l’APPO, le réseau VOCAL (Voix d’Oaxaca construisant l’autonomie et la liberté) : horizontal et ouvert, il refuse les logiques partisanes et électorales, et réunit des pratiques de transformation des rapports sociaux dans le quotidien.
Entre 2007 et aujourd’hui, VOCAL a favorisé les initiatives de rencontres entre les citadins, les habitants des quartiers et des communautés. Dans ces rencontres s’échangent des savoirs, des autoproductions, des idées, pour continuer la lutte, avancer sur le terrain de l’autonomie et mettre les initiatives en réseau. (...)
Aux peuples du Mexique et du monde
Jusqu’à présent les comuneros Javier Robles Martínez et Gerardo Vera Orcino, qui ont été enlevés le 23 février 2010 au centre d’Aquila (Michoacán) par un groupe paramilitaire, n’ont toujours pas réapparu. Nous rappelons que ces deux comuneros participaient activement à la lutte de la communauté indigène de Santa María Ostula pour la défense de ses territoires et de son autonomie ; en ce sens, nous déclarons que les compañeros ont été enlevés à cause de leur participation à la lutte sociale de la communauté pour la récupération des terres qui se trouvent sur le site de Xalakayan.
Les faits signalés ci-dessus font partie d’une offensive paramilitaire orchestrée contre la communauté indigène de Santa María Ostula (...)
Des sans-papiers aux zapatistes, balade contre la répression
SAMEDI 13 MARS
14 heures : départ de la balade SUR LE PIQUET DE GRÈVE DE LA PORTE DES LILAS
17 h 30 : PROJECTION DISCUSSION AU 33, RUE DES VIGNOLES (métro Avron, Paris 20e)
Contre la répression de ceux qui luttent pour leurs droits et leur dignité
« Là-haut en haut, ils voudraient répéter la même histoire. Ils veulent de nouveau nous imposer leur calendrier de mort, leur géographie de destruction. (...)
Conseil de bon gouvernement El Camino del Futuro, Chiapas, Mexique.
Le 3 mars 2010.
Frères et sœurs,
Nous dénonçons le plan des trois niveaux de gouvernement et des gens achetés du village de Santo Tomás, municipalité d’Ocosingo, Chiapas.
Les faits :
Les trois mauvais gouvernements continuent leur campagne de contre-insurrection. Ils sont préparés pour cela et veulent réussir pour garder tout sous contrôle.
Sous couvert d’un projet, le gouvernement continue à armer l’OPDDIC. (...)
La Parole qui roule vous invite à découvrir une exposition autour de la Commune d’Oaxaca
Les 5 et 6 mars au Ministère de la Régularisation de tous les sans-papiers
14, rue Baudelique, Paris 18e (métro Simplon ou Jules-Joffrin)
Inauguration de l’exposition et rencontre avec un compañero des Voix d’Oaxaca construisant l’autonomie et la liberté,
le vendredi 5 mars vers 18 heures
Mardi dernier, vingt-deux chefs d’État, et les représentants de onze autres pays latino-américains et caraïbes se pressaient autour de Felipe Calderón pour la photo du sommet de Cancún, où auraient été mises en place, selon certains, les prémices d’une "nouvelle intégration" régionale, excluant les USA et le Canada...
Au même moment, sur la côte pacifique de l’État du Michoacán, deux membres de la commune nahua de Santa María Ostula, Javier Robles Martínez (par ailleurs conseiller municipal indigène d’Aquila) et le professeur Gerardo Vera Urcino, étaient enlevés en plein jour par des paramilitaires puissamment armés. (...)
Aux peuples et gouvernements du monde
Au peuple du Mexique
Aux médias
La commission pour la défense des biens communaux de la communauté indigène de Santa María Ostula fait savoir publiquement que, le 23 février 2010 aux environs de 15 h 30, les comuneros Javier Robles Martínez, qui en outre est conseiller indigène de la municipalité d’Aquila, et le professeur Gerardo Vera Orcino ont été enlevés et séquestrés dans le centre du chef-lieu municipal par un groupe paramilitaire fortement armé ; c’est pourquoi nous craignons pour leur vie et leur intégrité physique. Ces deux comuneros participaient activement à la lutte de la Communauté pour la défense de son territoire et de son autonomie ; en ce sens, nous avons la ferme conviction que nos compañeros ont été enlevés à cause de leur participation à la lutte sociale de la communauté pour récupérer les terres situées sur le site de Xayakalan. (...)
Dimanche 7 mars
Quatre ans après, la révolte d’Oaxaca
au CICP, 21 ter, rue Voltaire (métro Rue-des-Boulets), Paris 11e
17 heures : Projection du film de Miriam Fischer Oaxaca, entre rébellion et utopie.
18 heures : Rencontre avec Angel Kosme, membre de VOCAL, autour des luttes d’Oaxaca en 2006 et aujourd’hui, en 2010.
Samedi 13 mars
Des sans-papiers aux zapatistes, balade contre la répression
14 heures : Départ de la balade du piquet de grève des travailleurs sans papiers de la porte des Lilas
17 h 30 : Projection et discussion
au 33, rue des Vignoles (métro Avron), Paris 20e
Le zapatisme est à l’heure actuelle, à l’échelle internationale, l’une des références de lutte civile et transformatrice et un exemple de ce que peut arriver à construire une société organisée. Dans les faits, l’autonomie et l’auto-organisation de ses communautés se consolident en tant que mode de vie capable de surpasser largement le modèle proposé (imposé) par les démocraties formelles et représentatives.
Dans le but de miner l’alternative zapatiste, le gouvernement de l’État du Chiapas, de la gauche institutionnelle mexicaine (PRD), et l’extrême droite qui tient le gouvernement fédéral (PAN) fomentent des affrontements et des attaques au travers d’organisations paramilitaires comme l’"Armée de Dieu" ou l’"OPDDIC". (...)