Mumia Abu-Jamal, l’un des prisonniers politiques étasuniens les plus connus au monde, a quitté le couloir de la mort de Pennsylvanie après plus de 30 ans à passer chacun de ses jours condamné à une exécution qui était le fruit d’un processus juridique bourré d’irrégularités.
De nombreux collectifs dans le monde luttent pour la libération de Mumia, journaliste et activiste afro-américain, ex-membre des Black panthers [Panthères noires]. Son combat en faveur des droits des minorités en a fait non seulement un symbole contre la peine de mort, mais aussi une référence pour la lutte sur le plan international. Son affaire est un concentré de toutes les irrégularités du système judiciaire des États-Unis, mais le 7 décembre dernier, un triomphe a été obtenu : le Parquet de Philadelphie a annoncé sa décision de ne pas continuer à demander la peine capitale pour Abu-Jamal. (...)
Repas de solidarité avec l’Armée zapatiste de libération nationale
à la rôtisserie
4, rue Sainte-Marthe
75010 Paris
métro Goncourt, Belleville et Colonel-Fabien
Menu à 10 euros
Entre la 117e et la 2e rue, au cœur de « El Barrio » à l’Est de Harlem, à New York, un mural de la lutte zapatiste montre la connexion qui existe entre le Mouvement pour la Justice dans « el Barrio » (MJB) et les indigènes de Chiapas. Le Mouvement fait partie de l’Autre Campagne. Ce sont eux les zapatistes dans cette ville où, depuis le 17 septembre dernier, est mise en œuvre l’initiative « Occupons Wall Street » (OWS).
Les liens ne sont pas moindres. Le mouvement zapatiste, celui de « El barrio »(MJB) et celui de « Occupons Wall Sreet » sont une partie des 99% de la planète, c’est-à-dire qu’ils intègrent le monde des exclus. Pendant le séminaire des mouvements anti-systèmes qui s’est tenu à San Cristobal de las Casas (Chiapas) fin 2011, à l’occasion du 18e anniversaire du soulèvement de l’EZLN, la convergence de ces trois luttes s’est révélée : le MJB a présenté un texte de soutien aux zapatistes signée par plus de mille participants à l’assemblée de « Occupons Wall Street ». (...)
Santé et salut.
Avant tout, félicitations pour votre anniversaire le 3 novembre. Nous espérons qu’avec cette lettre vous recevrez aussi l’accolade affectueuse que, même de loin, nous vous donnons.
Nous continuons donc cet échange d’idées et de réflexions. Peut-être plus solitaires à présent, à cause du tohu-bohu médiatique autour de la détermination des noms des trois glandeurs qui auront à se disputer la mainmise sur les sols ensanglantés du Mexique.
Avec la même frénésie qu’ils mettent à passer facture pour « frais de promotion de l’image », les médias s’alignent de l’un ou l’autre côté. Tous sont d’accord sur le fait que les bourdes exhibées impudemment par les aspirants respectifs ne peuvent être masquées qu’en faisant plus de bruit encore sur celles de l’adversaire.
L’époque de la furie d’achats de fin d’année coïncide à présent avec la vente de propositions électorales. Bien sûr, comme la majorité des articles débités à cette période de l’année, sans aucune garantie, ni reprises ni échangées.
Après les obsèques de son - maintenant - ex Secrétaire de gouvernement, Felipe Calderón Hinojosa a couru, heureux, à « la braderie de fin d’année » pour démontrer que l’important, c’est de consommer, ça ne fait rien que les secrétaires d’État soient périssables, et avec une date de péremption imprévue.
Mais même au milieu du bruit il y a des sons qui battent pour qui sait chercher et dispose du culot et de la patience nécessaires pour le faire.
Et dans ces lignes que je vous envoie à présent, don Luis, palpitent des morts qui sont des vies. (...)
Aujourd’hui mercredi 9 novembre 2011, à 10 h 30 du matin, ont été réprimés les habitants de la commune de San Miguel Chimalapa (Oaxaca) par des policiers de l’État d’Oaxaca.
Le bilan pour l’instant est de sept arrestations et quatre blessés, tous habitants et comuneros de la commune de San Miguel Chimalapa (Oaxaca). La répression policière s’est déroulée au chef-lieu municipal de San Miguel Chimalapa, avec un bilan de sept comuneros arrêtés dont les noms suivent : Angélico Solano Jiménez, Bernabé Solano Jiménez, Florido Antonio Cruz, Amado Miguel Gutiérrez, Gustavo Guzmán, Crispín Sánchez Jiménez et R. Sánchez Gutiérrez. Les personnes suivantes sont signalées blessées par la répression policière : Amable Toledo Domínguez, Marquito Cortes Sánchez, Pasco Angélico Gonzales Solano, Jesica Sánchez López. Les comuneros arrêtés ont été transférés par la police de l’État d’Oaxaca vers une destination inconnue, tandis que les blessés sont restés dans le village de San Miguel Chimalapa. (...)
Soirée de solidarité avec les centres de soins zapatistes
Dimanche 18 décembre 2011 - 17 heures
Projection et débat, tables de presse et concert avec :
MAD IDEA (poison idea covers - Groeningen, Hollande)
LOS TRES PUNTOS (ska-punk -Paris)
THE DICTRACY LORDS(rock’n’roll energy - Paris)
De 17 à 22h précises. P.A.F. : 5 euros No dog, no master, et pas de verre merci !
Aujourd’hui nous dénonçons publiquement le fait que le professeur Alberto Patishtán Gómez a été emmené vers 2 h 30 du matin par le directeur du pénal nº5 et le chef de police.
Nous exigeons sa présentation immédiate et dans le même temps, sa liberté. Nous désignons le gouvernement Fédéral, le chef de l’État Felipe Calderón Hinojosa, et le gouverneur du Chiapas Juan Sabines Guerrero, ainsi que le chef de la police, comme responsables de cet acte.
Nous lançons un appel urgent aux personnes de bon cœur, à l’Autre Campagne, à tous et toutes celles et ceux qui marchent en bas et à gauche, à se solidariser et à manifester à leurs manières et dans les lieux où ils se trouvent, le plus tôt possible.
Cordialement. Les familles des prisonnières et prisonniers, depuis le piquet de protestation. (...)